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Nationale

500 kilogrammes de corail saisie El-Tarf

500 kilogrammes de corail saisie El-Tarf

Quelque 500 kilogrammes de corail ont été saisis, mardi, par la gendarmerie nationale. Dissimulée sous des foins dans une ferme abandonnée située dans la commune d’El-Chatt (El-Tarf), la quantité de corail a été toujours surveillée de loin par un épicier du coin.

C’est la quantité la plus importante jamais saisie depuis 2014 où 1 tonne de ce produit de mer a été découvert à l’intérieur d’une villa cossue à El-Kala. Ainsi le trafic du corail continue pour la simple raison qu’il rapporte énormément d’argent quand il est commercialisé à l’étranger. 

Pourquoi ? Pour la simple raison comme nous l’avions annoncé dans une édition précédente dans notre quotidien que sa commercialisation va directement vers l’aéronautique. Le corail, d’une manière générale a été toujours signalé comme un produit entrant dans les dérivés de la bijouterie et autres ornements. Mais c’est une information trompe l’œil.

Des commerçants implantés en Europe et en Amérique achètent et vendent le corail pour des destinations technologiques entrant dans le secteur de l’aéronautique.

Des pilotes algériens nous ont signalé dernièrement que le corail rouge algérien est utilisé pour la fabrication des vis et autres jointures extérieurs des appareils aéronautiques que ce soit sur les fusées envoyés dans l’Espace, où encore sur les appareils satellitaires en orbite « parce le corail est résistant aux pressions atmosphériques ».

Si le cout par kilogrammes du corail normal atteint la barre des 3000 euros, celui du corail rouge algérien qu’on peut pécher, malgré l’interdiction par l’Etat, sur les côtes d’Annaba, El-Kala surtout où à Collo, franchit les transactions au double, soit à hauteur des 6000 euros. Le triangle du trafic se situe surtout à El-Kala, Tunisie et l’Italie. Autrement dit, on braconne en Algérie et on vend en Tunisie vers l’Italie.

A juste titre en 2002, plusieurs operateurs de la pèche, tous de nationalité italiennes, ont été interpellé à Annaba pour trafic de corail vers la péninsule italienne. Bien que les Italiens étaient dotés de documents réglementaires pour la pèche du corail, plusieurs aspects techniques n’avaient pas été respectés.

On péchait jusqu’à la racine du produit de mer, et dont les conséquences scientifiques, après des enquêtes diligentées par le ministère de la pèche de l’époque, ont montré que si cette situation doit continuer, le corail disparaitra à jamais des cotes algériennes.

A juste titre, les autorités avaient promulgué une interdiction de la pèche du corail pour que ce produit de la mer se régénèrent. Mais, hélas, une mafia sans scrupule et sans nom continue non seulement à dilapider nos ressources maritimes et encore à tuer nos produits marins. Pour le moment, la pêche du corail demeure toujours interdite.

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