50% des pharmacies au bord de la faillite : Le SNAPO s’inquiète – Le Jeune Indépendant
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Nationale

50% des pharmacies au bord de la faillite : Le SNAPO s’inquiète

50% des pharmacies au bord de la faillite : Le SNAPO s’inquiète

50% des pharmacies sont menacées de faillite. En Algérie, beaucoup d’officines ont déjà baissé rideau, notamment avec la double crise économique et sanitaire que vit le pays. Le Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (SNAPO) s’inquiète de leur santé financière.

La baisse des prix des médicaments et, donc, de la marge bénéficiaire des pharmaciens d’officine risquent de causer la faillite des officines, prévient le SNAPO, qui lance un cri d’alarme et interpelle les autorités afin d’aider les pharmaciens qui continuent de subir de plein fouet les conséquences de la crise économique et voient leur situation se détériorer.

Le porte-parole du syndicat, M. Ouali, explique que le chiffre d’affaires des officines va connaître une baisse de 30% et les bénéfices une baisse de 25%, selon une enquête réalisée par le SNAPO. «Nous avons fait une enquête qui a révélé que le chiffre d’affaires des officines va connaître une baisse de 30%, ce qui équivaut à une baisse de bénéfices de 25%, et nous estimons que 40 à 45% des petites et moyennes pharmacies vont fermer et déclarer faillite car elles ne seront plus rentables», estime M. Ouali. A l’instar de tous les pharmaciens d’officine, le syndicaliste affirme être en accord avec la baisse des prix des médicaments, néanmoins, ils refusent d’assumer seuls les conséquences liées à cette baisse.

Pour éviter de baisser rideau, le syndicat fait appel au gouvernement afin de mettre en place des mesures d’accompagnement aux pharmaciens. Le SNAPO déplore le fait que «les charges ont augmenté, le coût de la vie a augmenté et les salaires ont augmenté, sauf la marge bénéficiaire du pharmacien. De plus, on nous fait subir une baisse des prix des médicaments».

Le représentant du SNAPO indique avoir déjà demandé au Premier ministre la révision des marges bénéficiaires, à travers les encouragements fiscaux et parafiscaux, mais aucune mesure n’a été prise à ce jour. Il précise que les pharmaciens ont toujours été du côté du gouvernement et du peuple en encourageant le médicament générique au détriment du médicament principal et en acceptant la convention des caisses de sécurité sociale.

Il convient de rappeler que les marges bénéficiaires des pharmaciens d’officine ont été fixées par le décret exécutif n° 98-44 du 1er février 1998, lequel est toujours en vigueur, selon le SNAPO. Ces «faibles» marges, explique le syndicat, risquent de causer la faillite des officines. C’est pour cela que le SNAPO appelle depuis longtemps à organiser un vrai débat pour réviser les quatre fourchettes des marges bénéficiaires correspondant à des taux de marge de 50, 33, 25 et 20% sur les prix d’achat des médicaments. Ces marges telles que plafonnées dans l’article 4 de ce décret sont basées, selon le SNAPO, sur le prix à la production ou au conditionnement, ou encore sur le prix de sortie de l’usine (CAF) pour la marge de gros et sur le prix de vente de gros pour la marge de détail.

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