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Nationale

5 ans de prison contre le faux cadre à la présidence de la République

5 ans de prison contre le faux cadre à la présidence de la République

Il faisait croire à ses victimes qu’il entretenait de bonnes relations avec l’entourage du président de la République et aussi que le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, est son ami intime.

Il a fini par être arrêté par les services de sécurité et écroué pour plusieurs chefs d’inculpation, entre autres faux et usage de faux dans des documents administratifs et officiels, usurpation de fonction et escroquerie.

Le procureur général près la cour d’appel d’Alger, Ben M’ hidi Anouar, a requis hier cinq ans de prison ferme assortis d’un million de dinars contre le faux cadre supérieur de la Présidence de la République. 

Le mis en cause, qui agissait depuis le 15 mai 2015, faisait croire à ses proies qu’il entretenait de bonnes relations avec l’entourage du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

L’inculpé, qui a été condamné à cinq ans de prison ferme par le président de la section des flagrants délits du tribunal de Bab El Oued, usait non seulement de la complicité de sa fiancée, devenue par la suite son épouse, mais aussi de sa propre mère. Il a réussi en peu de temps à subtiliser à ses victimes pas moins de 500 millions de centimes.

L’incriminé, qui est incarcéré à la prison d’El Harrach, demandait dans un premier temps à ses cibles de lui remettre le dossiers relatif à leur demande de logement social pour qu’il le remette au wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, étant son ami intime.

Appelé par la présidente pour donner sa version des faits, L. Farid, la cinquantaine dépassée, a eu beaucoup de difficultés pour se mettre debout à la barre. Suite à quoi la juge a demandé aux avocats de lui céder une place afin qu’il puisse s’asseoir et répondre aux questions.

A toutes les questions posées, il a répondu : « Je ne me suis jamais présenté en tant que cadre à la Présidence de la République. Je ne leur ai jamais dit que je connaissais l’actuel wali d’Alger. Ils m’ont prêté de l’argent pour me faire opérer et pas en contrepartie des services que j’allais rendre ! « L’inculpé, qui s’est fait par ailleurs passer pour un importateur de sucre, a ajouté à la présidente, qui ne l’entendait nullement de cette oreille : « J’ai remboursé toutes les sommes faramineuses que j’ai prises… « . 

Les victimes qui se sont succédé à la barre pour confirmer leurs dépositions faites lors de l’instruction judiciaire ont affirmé à la présidente, Mme Derrar Djebbari Meriem, que « l’accusé leur faisait croire qu’il était en mesure de leur procurer un logement social participatif puis leur exigeait des sommes faramineuses sous prétexte qu’il allait subir une intervention chirurgicale ».

L’avocate de la défense s’est contentée de demander l’application des articles ayant trait aux circonstances atténuantes.
L’affaire est mise en délibéré pour la semaine prochaine, les trois juges Mmes Derrar Djebbari Meriem, Mouhab Rafika et Moukdadi Fatiha décideront du sort du prévenu.

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