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Nationale

47 hadjis «repêchés» par le prince héritier saoudien

47 hadjis «repêchés» par le prince héritier saoudien

Un groupe de 47 hadjis algériens a failli rebrousser chemin de l’aéroport saoudien d’Al Qassim pour rentrer en Algérie, n’était l’intervention directe du prince héritier du Royaume d’Arabie saoudite, Son Altesse Mohamed Ibn Nayef.

Ces hadjis, hommes et femmes, âgés entre 35 ans et 76 ans, avaient foulé le sol saoudien munis d’un « faux » visa, ce qui amené les autorités aéroportuaires d’Al Qassim à les placer en zone internationale, en leur promettant toutefois de régler l’affaire. « Vous ne pouvez pas entrer en Arabie saoudite pour effectuer le rite du pèlerinage. Vous avez des visas ‘’commerciaux ‘’ et non pas des visas spécial hadj », leur a signifié très correctement un officier saoudien de la Police des frontières.

L’officier en question, qui paraissait peiné de voir le groupe refoulé vers son pays d’origine, leur a promis de porter cette affaire à un niveau supérieur de sa hiérarchie. En effet, les efforts du jeune aspirant n’ont pas été vains, puisque l’affaire a pu aboutir jusqu’au cabinet du prince héritier.

Le numéro deux du Royaume, ayant été informé du malheureux sort des 47 Algériennes et Algériens, a dû donner des « instructions fermes » pour l’octroi de visas au niveau même de la PAF d’Al Qassim.

Son Altesse royale, dont l’entourage ne rate jamais l’occasion de rappeler l’attachement de feu le père de Mohamed Ibn Nayef à l’Algérie, a tenu à suivre personnellement l’affaire de nos hadjis. Evacués par bus spécial, nos compatriotes, pleurant d’émotion et de joie, ont été logés dans un hôtel de 5 étoiles avec prise en charge totale aux frais du gouvernement saoudien.

« Je ne remercierai jamais assez le geste de Son Altesse royale. Je prie Le Très Haut de lui prêter longue vie, ainsi qu’au peuple saoudien et surtout au Serviteur des deux lieux Saints de l’Islam, le roi Salmane Ibn Abdelaziz », a indiqué, les larmes aux yeux, un quadragénaire qui accompagne sa mère de 72 ans. « Ma mère a failli perdre connaissance en apprenant que son visa était faux.

Elle voulait tant accomplir son hadj. J’avais peur pour sa santé. Elle est diabétique et hypertendue. Je prie Allah de protéger la famille Al Saoud pour nous avoir permis de rejoindre le lieu le plus saint de la planète », a déclaré cet homme de 40 ans à une chaîne de télévision saoudienne.

Ce groupe de 47 hadjis avait obtenu un visa ‘’commercial’’ par l’entremise d’un agent de voyage privé. On ignore tout sur l’identité du commerçant « arnaqueur ». Le ministère algérien des Affaires religieuses n’a pas encore réagi à cette affaire, heureusement réglée par les plus hautes autorités du Royaume saoudien.

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