45 jours d’agression génocidaire israélienne : La vaillante résistance des ghazaouis
Grace au soutien inconditionnel des occidentaux, notamment des américains, l’Etat sioniste persiste à commettre, au quotidien, des massacres et des crimes contre l’humanité. La frustration de la soldatesque israélienne due à l’incapacité de réaliser une victoire sur le terrain se traduit par des crimes abjects contre la population civile.
Le bilan de l’agression barbare contre l’enclave palestinienne s’alourdit d’une manière inquiétante, selon les autorités palestiniennes. Plus de 13 000 palestiniens ont été tués sauvagement par les israéliens, depuis le 7 octobre dernier, dont près de 5000 enfants et plus de 32 000 blessés, indiquent des bilans officiels.
La politique de la terre brûlée appliquée par l’Etat sioniste dans l’enclave palestinienne, sous blocus depuis plus de 16 ans, s’apparente à des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, selon le ministère palestinien de la Santé, qui qualifie de génocide les crimes israéliens à Ghaza. Selon le dernier bilan du ministère, le nombre de martyrs a dépassé les 13 000 dans la bande de Ghaza, tandis que le nombre de martyrs en Cisjordanie occupée s’est élevé à 212, alors que le nombre de blessés a dépassé les 29 500 à Ghaza et près de 2 800 en Cisjordanie occupée. Au 29 octobre dernier, environ 3 750 Palestiniens, dont au moins 1 750 enfants, étaient portés disparus et pourraient être coincés ou morts sous les décombres, précise la même source.
Le ministère de la Santé palestinien a souligné par ailleurs qu’il était confronté pour le septième jour consécutif à d’importantes difficultés pour obtenir des rapports actualisés en raison des perturbations des télécommunications à Ghaza et de l’effondrement des services médicaux et de télécommunications dans les hôpitaux de la ville et de la province nord de Ghaza.
Le rapport indique que 26 des 35 hôpitaux de Ghaza et 52 des 72 cliniques de soins de santé primaires ont cessé leurs activités en raison des dommages causés par les frappes aériennes sionistes ou en raison de pénuries de carburant, les neuf hôpitaux restants fonctionnent à capacité maximale.
Sur les 24 hôpitaux capables d’admettre des patients hospitalisés dans le nord, seul l’hôpital Al-Ahli à Ghaza est actuellement opérationnel, même s’il est confronté à d’importantes difficultés, ajoute la même source.
L’armée sioniste, qui défit toutes les lois et résolutions internationales, continue de s’attaquer aux hôpitaux et de mettre à genoux le système sanitaire à Ghaza. Les forces d’occupation n’ont eu aucune gêne à ordonner l’évacuation du plus important complexe médical de la ville, Al-Shifa, qui héberge également des milliers de déplacés, mettant ainsi en péril la vie des malades, des blessés et des bébés prématurés.
Des milliers de personnes qui avaient trouvé refuge dans l’hôpital Al-Shifa, ont quitté les lieux avant-hier, selon le directeur de l’établissement et le témoignage de journalistes étrangers sur place, qui avaient précisé que les israéliens avaient ordonné d’évacuer les lieux « sous une heure ». Mais comme à son accoutumé, l’armée d’occupation sioniste a nié avoir ordonné l’évacuation, assurant seulement avoir «répondu à une requête» du directeur de l’hôpital Al-Shifa. Le mensonge, la désinformation et les fakenews demeurent l’une des cartes brûlées de l’entité sioniste, qui perd sa guerre contre les civils sur tous les fronts.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé avoir mené avant-hier une mission à l’hôpital Al-Shifa, cible d’assaut de l’armée terroriste, et travailler à un plan d’évacuation de l’établissement qu’elle a qualifié de «zone de mort».
L’OMS et ses partenaires élaborent d’urgence des plans pour l’évacuation immédiate des patients restants, du personnel et de leurs familles» vers d’autres hôpitaux de Gaza, a indiqué l’organisation dans un communiqué, précisant qu’il restait samedi dans l’hôpital 25 soignants et 291 patients, dont 32 bébés dans un état critique, 22 patients sous dialyse et deux en soins intensifs.
De nombreux blessés souffrent d’infections graves en raison du manque d’antibiotiques et des mauvaises conditions d’hygiène, a rapporté l’organisation.
De son côté, le directeur général des hôpitaux de la bande de Gaza, Mohammed Zaqout, a fait savoir hier que les 31 bébés prématurés qui étaient encore dans l’hôpital après son évacuation samedi ont été extraits de l’établissement.
Selon lui, «trois médecins et deux infirmiers les accompagnent» et «des préparatifs sont en cours pour les évacuer vers l’Egypte» via le terminal de Rafah, l’unique ouverture sur le monde du territoire palestinien qui ne soit pas aux mains de l’occupation israélienne.
Al-Shifa toujours ciblé par les bombardements
Ce n’est pas la première fois que l’hôpital Al-Shifa est ciblé par les sionistes. En 2008, l’armée sioniste avait bombardé l’établissement hospitalier, sous prétexte que les combattants de Hamas l’utilisent pour se protéger des raids israéliens. L’hôpital devient le centre névralgique de Ghaza et est visé par des pluies de bombes israéliennes.
En 2014, les mêmes accusations sont exprimées pour justifier le bombardement des hôpitaux, acte interdit par la convention de Genève et les règles de la guerre. Des accusations démenties aussitôt par le Hamas.
En dépit de ces prétextes et des milliers de tonnes de bombes larguées sur les civils palestiniens, les sionistes ne parviennent pas à concrétiser aucune victoire sur le terrain, notamment depuis le début de l’invasion terrestre. Une réalité qui traduit l’impuissance de l’armée d’occupation et annonce une défaite retentissante pour l’occupant israélien et ses alliés.
La défaite israélienne «est un fait»
Pour l’ayatollah Ali Khamenei, la plus haute autorité de l’Iran, «la défaite» de l’état sioniste dans sa guerre contre la, bande de Ghaza était «un fait» et qu’elle était liée à «l’incapacité» militaire «des pays occidentaux» à l’aider à vaincre le mouvement palestinien.
Le guide suprême s’est exprimé lors d’une visite du centre de développement des forces aériennes du Corps des Gardiens de la Révolution, au cours de laquelle a été dévoilée une nouvelle version d’un missile balistique hypersonique, le Fattah II.
«La défaite du régime sioniste à Gaza est un fait. Pénétrer dans des hôpitaux et des maisons ne représente pas une victoire parce que la victoire signifie la défaite de l’autre camp, ce qu’il n’a pas réussi à faire jusqu’à présent et qu’il ne réussira pas à l’avenir», a déclaré l’ayatollah dans un discours. «Cette incapacité est aussi celle des Etats-Unis et des pays occidentaux», a-t-il ajouté.
Le soutien populaire à Ghaza de plus en plus important
Dans plusieurs capitales et villes occidentales, les manifestations en soutien aux Palestiniens rassemblent de plus en plus de monde malgré les interdictions et les amendes infligées aux manifestants.
À Paris et dans plus de 80 villes en France, des manifestations demandant l’arrêt de l’agression contre la bande de Ghaza se sont formées hier et avant-hier.
La manifestation parisienne pour demander un «cessez-le-feu immédiat à Ghaza» a débuté avant-hier après-midi à l’initiative du collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens qui a également appelé à des mobilisations dans toute la France.
Le cortège parisien comptant plusieurs milliers de participants s’est élancé sous la pluie avant 15h depuis la place de la République, derrière une banderole «halte au massacre à Ghaza et en Cisjordanie, cessez le feu immédiat».
«L’heure est grave pour nos amis palestiniens», a déclaré à la presse, Bertrand Heilbronn, président de l’association France Palestine Solidarité avant le début de la manifestation. «Elle est aussi pour la paix. Elle est aussi pour la cohésion de notre pays», a-t-il ajouté.
Décrivant les «indescriptibles souffrances pour le peuple palestinien», réclamant «la fin des bombardements», «des offensives terrestres» et la «levée du blocus» de Ghaza, le militant de la cause palestinienne a également mis en cause la «position illisible» de l’exécutif français «qui fait honte à la France».
«La France doit immédiatement appeler à un cessez-le-feu pour que les armes se taisent», a développé Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT qui, aux côtés des syndicats Solidaires et FSU, a relayé les appels à manifester du collectif. Des mobilisations sont organisées dans 83 villes en France, a-t-elle ajouté.