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Nationale

45 garçons agressés en cinq mois à Annaba

45 garçons agressés en cinq mois à Annaba

Les agressions sexuelles sur mineurs posent un véritable problème à Annaba où 45 garçons ont été agressés sur un total de près de 60 cas signalés sur une période de cinq mois, de janvier à mai dernier. 

Selon le service de médecine légale d’Annaba où ce grave phénomène a atteint un seuil des plus inquiétants, les moins de 15 ans sont les plus ciblés par ces actes Une recrudescence alarmante est signalée par ce service relevant du CHU d’Annaba lequel précise que les victimes de sexe féminin sont estimées à près de soixante, dont vingt sont des mineures de moins de quatorze ans.

Un taux de 40% est ainsi enregistré chez les victimes filles de moins de 14 ans et une hausse effroyable de ces agressions a été signalée à Annaba où les agressions sur mineurs sont devenues plus fréquentes d’année en année.

Les cas d’une fillette violée par un matelassier l’année dernière ou celui d’un autre adolescent agressé sexuellement par un jeune SDF renseignent on ne peut mieux sur la gravité de ce phénomène dans cette ville.

La plupart des agressions sexuelles est commise par des personnes proches de l’entourage de ces innocents qui se retrouvent par un malheureux concours de circonstances entre les mains d’assassins aveuglés par leur instinct bestial qu’ils désirent assouvir par n’importe quel moyen, sans se soucier des répercussions graves découlant d’un tel acte que la religion et la société réprouvent. Devant l’ampleur de ce phénomène, une question mérite d’être posée.

Si d’aucuns condamnent ces actes contre nature dans la mesure où l’atteinte à la pudeur sur des mineurs constitue un délit de la plus haute gravité, comment expliquer leur recrudescence d’année en année dans cette région où une moyenne de douze viols est signalée par mois par le service de médecine légale au CHU Ibn Rochd d’Annaba, qui a indiqué que de plus en plus d’enfants sont victimes d’agressions sexuelles perpétrées par des adultes dont nombreux occupent des rangs sociaux respectables ou bien sont des proches des victimes. Leur allure et encore moins leur statut ne suscitent soupçon ou méfiance des parents ou des victimes elles-mêmes.

La sonnette d’alarme est ainsi tirée pour la mise en place d’une stratégie qui soit en mesure d’atténuer, sinon endiguer ce phénomène qui pose aujourd’hui problème dans la ville d’Annaba, à l’instar de beaucoup de régions du pays.

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