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Nationale

44e marche citoyenne dans la capitale : Mobilisation sans relâche

44e marche citoyenne dans la capitale : Mobilisation sans relâche

Au lendemain de l’investiture officielle du nouveau président de la République Abdelmadjid Tebboune, le mouvement de contestation se poursuit à travers une mobilisation sans relâche pour le 44e vendredi. Malgré la main tendue de Abdelmadjid Tebboune au hirak ainsi qu’à d’autres dynamiques de la société dès les premières heures de son élection afin d’amorcer un dialogue qu’il qualifie de « sérieux et inclusif », le mouvement de contestation affiche sa méfiance de cette proposition du pouvoir.

A Alger, fief du mouvement de contestation, les milliers de manifestants sont sortis hier pour exprimer ces appréhensions et réitérer surtout la revendication d’un processus de changement conduisant à la rupture totale avec l’ordre ancien. Munis de leurs slogans, mis à jour comme à l’accoutumée, les marcheurs pacifiques ont mis l’accent en ce 44e vendredi sur l’offre de dialogue de président de la République et s’interrogent sur les « modalités » que doit requérir le processus de dialogue attestant réellement, la bonne volonté du nouveau Président à même d’éviter les écueils des précédentes initiatives. « Makach hiwar m3a el-3issabat », (pas de dialogue avec les bandes), « makach hiwar taht el-hissar » (pas de dialogue sous le blocus), « libérez les otages, pas de chantage », « dawla madanya machi « asarya », clamaient les foules qui ont investi les rue d’Alger-Centre durant tout l’après-midi.

Après dix mois de mobilisation et de résistance menées avec succès par les hirakistes résolus à faire aboutir leurs revendications légitimes, le Président élu se trouve face à un grand challenge. Celui de gagner la confiance de la rue et désamorcer sa grogne croissante à travers « une entreprise » probe et sincère cette fois, en vue de permettre au peuple algérien d’exercer réellement sa souveraineté et récupérer le pouvoir comme disposent les articles 7 et 8 de la Constitution. Des pancartes appelant à l’application de ces deux articles sont toujours brandies par les manifestants. La question des détenus d’opinion et les arrestations ciblant certains activistes du hirak compliquent davantage l’opération de dialogue entre le pouvoir et les contestataires, qui refusent toute forme de chantage et estiment que « la mise en détention de certains hirakistes est injuste ». « Makach elhiwar wallah mandirou, hata les otage ga3 yatlibirou.. ». (Pas de dialogue nous ne le faisons pas, jusqu’à la libération de tous les otages). C’est le nouveau slogan que les manifestants ont répété à l’unisson ce vendredi et mardi passé.

Par ailleurs, la manif d’hier a vu une solidarité louable de la part des marcheurs avec les victimes atteintes aux yeux lors des heurts survenus la semaines dernière dans différentes wilayas entre les forces de l’ordre et les manifestants, notamment à Oran.

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