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Nationale

43ème acte du mouvement populaire : Mobilisation maintenue

43ème acte du mouvement populaire : Mobilisation maintenue

Alors que Abdelmadjid Tebboune est plébiscité président de la République suite à l’élection du 12/12, des manifestations hostiles à ce scrutin ont été organisées, ce vendredi, à Alger et dans plusieurs villes du pays. Un tsunami humain a défilé dans les rues pour rejeter l’élection et réclamer un changement profond. Pour les manifestants, c’est une nouvelle ère qu’entame le mouvement populaire, celle de l’après-présidentielle.

Alger, vendredi 13. Les Algériens sont sortis en masse pour exprimer leur rejet de ce scrutin qui ne s’est guère déroulé dans les meilleures conditions. Le vote a été donc rythmé par des manifestations dans plusieurs villes du pays, notamment à Alger, où une imposante marche anti-élection a été organisée par un peuple qui réclame toujours le changement radical. Le mouvement populaire qui avait promis un boycott actif de ce scrutin, d’autant que les conditions ne sont pas réunies pour son bon déroulement, a tenu sa promesse avec un taux d’abstention important.

Pour ce 43ème vendredi consécutif, la mobilisation ne faiblit pas. Ils étaient des milliers à investir les rues de la capitale pour rejeter l’élection présidentielle, la qualifiant de mascarade.

« Ce n’est pas une élection c’est une mascarade électorale », peut-on lire sur une pancarte brandie par un manifestant. Pour ces protestataires, le vote est truqué. « Allah Akbar l’vot m’zaouar » (Le vote est fraudé), scande-t-on dans les rues d’Alger inondées par une grande foule. En effet, les Algérois, comme c’est le cas des habitants de plusieurs villes du pays, n’ont pas connu de répit. On dénonce le passage en force de l’élection présidentielle. Le désormais président de la République, Abdelmadjid Tebboune élu avec 58,15% des suffrages, comme l’a annoncé le président de l’Anie, a été ciblé par des slogans hostiles, scandés à gorges déployée par des manifestants qui ne comptent pas lâcher prise. Pour eux, la manifestation de ce premier vendredi après la présidentielle n’est que le premier acte de « la deuxième saison » du hirak. La marche d’hier n’a donc pas dérogé à la règle. Les premiers groupes de manifestants se sont formés peu avant midi pour s’amplifier au fil des heures.

Ainsi, des foules immenses affluaient de partout, rendant le centre d’Alger noir de monde, alors qu’un dispositif sécuritaire important est déployé, notamment du côté de la Grande poste, le point de chute des manifestants. Ces derniers, qui ne perdent pas de vue les détenus du hirak, ont scandé en boucle les différents slogans créés et mis à jour en fonction de l’évolution de la situation. Pour les manifestants déterminés plus que jamais, il n’est pas question de faire machine arrière. « Baisser les bras, se décourager ou regarder en arrière ne sont pas le vocabulaire d’un hirakiste ; soyons unis pour notre Algérie », lit-on sur un écriteau porté par une jeune fille.

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