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Culture

40 ans d’exil en images

40 ans d’exil en images

Initiée par l’ONG Oxfam, une exposition photos des réfugiés sahraouis 40 Faces, 40 Years – A lifetime in exile est visible jusqu’au lundi 29 février au Jardin de la vallée du Maelbeek du complexe muséal Mont des Arts à Bruxelles.

Inaugurée au début de ce mois, cette exposition s’annonce dans le contexte des 40 ans des camps de réfugiés sahraouis installés au Sud-Ouest algérien.

L’organisation Oxfam Solidarité explique que quarante réfugiés sahraouis, âgés de 01 à 40 ans, ont prêté leur visage à l’expo-photo 40 Faces, 40 Years. Chacun d’eux apporte son modeste témoignage pour tenter de lever le voile sur toute une génération qui n’a jamais rien connu d’autre qu’une vie de réfugiés.

Quarante portraits géants en noir et blanc de ces réfugiés sont collés sur le sol de la place Albertine pour marquer le temps qui passe sans solutions au conflit qui oppose depuis quarante ans le Polisario au Maroc.

Dans sa déclaration à l’Agence presse service d’Algérie, Liesbeth Goossens, responsable plaidoyer politique sur le Sahara occidental pour Oxfam-Solidarité, a expliqué que « c’est un conflit qui est oublié des médias, des politiques et parmi la communauté internationale… ».

Selon la présentation faite par Oxfam, la situation des réfugiés sahraouis est considérée comme une crise oubliée : une crise humanitaire grave et de longue durée où les populations concernées ne reçoivent pas ou que trop peu d’aide internationale et où il n’y a pas de volonté politique de résoudre la crise, notamment à cause d’un faible intérêt médiatique.

Il est également rappelé que les premières familles sahraouies ont commencé à fuir leurs maisons vers le désert du sud-ouest de l’Algérie en octobre 1975. Le gouvernement algérien les accueille depuis dans cinq camps de réfugiés : Ausserd, Boujdour, Dakhla, Laâyoune et Smara. Aussi, l’alerte est-elle donnée sur les conditions de vie, en particulier l’état de santé de ces réfugiés.

Le manque de diversification alimentaire a eu au fil des décennies un impact sur la santé : anémie, déficit de croissance, malnutrition infantile… Oxfam rapporte que l’accès aux ressources de base comme la nourriture, l’eau, la santé, le logement et l’éducation est très limité. Et en 2015, faute de financement suffisants, le Programme alimentaire mondial a dû encore réduire la quantité de nourriture distribuée. En 2016, ces réfugiés devront se nourrir avec dix aliments : huile, sucre, lentilles, riz, soja, blé, farine, carottes, oignons et pomme de terre.

La mère de Habuha Ahmed (8 ans), Fatma Mohamed Bayaha du camp de Smara affirme : « Pour mes enfants et leurs enfants, je veux une vie meilleure. La première condition c’est la santé : vivre dans ce désert, ça donne de l’asthme. La santé est aussi importante que la paix ». Selon Mme Goossens, cette exposition « est dirigée aussi bien vers l’opinion publique que vers les politiques et les bailleurs de fonds pour attirer leur attention sur la situation des réfugiés sahraouis ».

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