-- -- -- / -- -- --
Nationale

39e acte du mouvement populaire : La constance du Hirak

39e acte du mouvement populaire : La constance du Hirak

A moins d’un mois de l’élection présidentielle, le mouvement populaire maintient la mobilisation. Les Algériens sont sortis, ce vendredi, massivement dans les rues de la capitale et dans plusieurs villes du pays pour réclamer encore une fois le changement radical qui donnera naissance à une nouvelle Algérie.

Armé de pacifisme et de détermination, le mouvement populaire ne veut pas lâcher prise. Ce vendredi, vendredi 15 novembre, ils étaient des milliers à investir la rue pour réitérer les revendications portées depuis le 22 février et qui se sont accommodées à toutes les situations et événements. Pour ce 39ème vendredi consécutif, c’est après la fin de la prière hebdomadaire que le coup d’envoi de la marche a été donné, quoique plusieurs manifestants se soient rassemblés peu avant midi dans le centre-ville d’Alger malgré la pluie. Des slogans rejetant l’élection présidentielle ont été scandés par les manifestants, qui contestent les candidats à la magistrature suprême, d’autant que ces derniers sont perçus comme des symboles de l’ancien système. Alors que les cinq candidats vont entamer la campagne électorale demain, les manifestants refusent d’y prendre part. C’est notamment avec ce fameux slogan qui fusait de partout « il n’y aura pas de vote, vous ne le ferez pas, Bedoui et Bensalah doivent partir. Même si vous deviez nous tirer dessus, on ne va pas s’arrêter », que les contestataires ont exprimé leur refus de prendre part à ce scrutin, soulignant dans la foulée leur attachement à l’instauration d’un Etat civil, pas militaire. « Blad Bladna ndirou rayna, maka ch l’vote » (L’Algérie est notre pays, nous ferons ce que nous voulons, il n’y aura pas de vote », ont également scandé les marcheurs sous une pluie battante qui les obligeait à se mettre à l’abri. Ils ont aussi fustigé les députés qui ont validé, jeudi, le projet de loi de finances, mais surtout la controversée loi sur les hydrocarbures. « Le Parlement des traîtres », ont-ils scandé à gorge déployée.

La solidarité sans faille avec les détenus du hirak a été également exprimée ce vendredi, surtout que la semaine passée le juge du tribunal de Sidi M’Hamed a prononcé des condamnations à l’égard de certains d’entre eux pour avoir notamment porté l’emblème amazigh, avant d’être contredit par celui du tribunal de Bab El Oued qui a relaxé, mercredi, cinq détenus. En effet, des appels à leur libération ont été lancés ici et là, même par ceux qui ont retrouvé récemment leur liberté, qui affirment que leur joie ne sera complète qu’avec la libération de leurs camarades. Les manifestants ne perdent pas de vue le moudjahid Lakhdar Bouregaa et appellent à sa libération, surtout que la santé de ce dernier s’est dégradée après son intervention chirurgicale. L’Organisation nationale des moudjahidine a d’ailleurs adressé une lettre au ministre de la Justice afin d’intervenir pour le libérer. Cela, pour des raisons humanitaires mais aussi historiques liées à la relation de Bouregaa avec la guerre de libération.

Ce nouveau vendredi de mobilisation a été marqué par une initiative des journalistes qui ont décidé d’une couverture collective de la marche. Une opération symbolique pour dénoncer la censure et dire que le journalisme n’est pas un crime. Ainsi, des journalistes de différents médias, avec un brassard sur lequel est mentionné « journaliste libre », se sont rassemblés à la rue Didouche-Mourad pour « une presse libre »

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email