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Nationale

384 produits interdits à l’importation

384 produits interdits à l’importation

Une liste de 384 produits considérés comme superflus, portant atteinte à la santé et à la sécurité des consommateurs ou carrément susceptibles de tuer la production nationale, sera communiquée aux banques commerciales dans les tout prochains jours par la Banque d’Algérie, croit-on savoir de source bancaire.

Cette liste, fruit du travail d’un groupe de réflexion mis en place par les pouvoirs publics et qui s’inscrit dans le cadre des mesures visant à rationaliser les dépenses surtout celles liées aux produits d’importation, consiste à informer les banques commerciales qui accompagnent les importateurs des produits concernés par la procédure d’annulation de toutes les demandes de crédits documentaires pour leur importation, ajoute la même source.

Notre source précise, par ailleurs, que les opérations d’importation liées par des contrats déjà passés entre les deux parties ne sont pas concernées par cette mesure, qui vise à réguler ce segment de l’importation à l’avenir.

Aussi, concernant les produits qui seraient visés par cette note, notre source croit savoir qu’il s’agira essentiellement de produits superflus tels les fruits, les condiments, les produits bas de gamme d’origine chinoise, dont certains ont causé des problèmes de santé et de sécurité aux citoyens algériens qui les ont consommés ou utilisés, mais aussi les produits qui sont déjà fabriqués localement, notamment ceux dont la production locale a atteint un taux de satisfaction du marché plus qu’appréciable. Il s’agit bien évidemment de produits agro alimentaire essentiellement, tels les yaourts, les jus, les huiles alimentaires, etc.

Un avant-projet de loi modifiant et complétant l’ordonnance du 19 juillet 2003 relative aux opérations d’importation et d’exportation de marchandises sera présenté devant l’Assemblée nationale populaire lors de la session de printemps en cours. Une fois que ce projet de loi sera adopté par le Parlement, il sera mis en place des licences d’importation et d’exportation. Un groupe de travail a été installé pour plancher sur la liste des produits qui feront l’objet de ce mécanisme visant la rationalisation des importations.

Le ministre du Commerce, Amara Benyounès, a indiqué récemment que le contrôle des produits importés ne sera plus effectué de manière administrative, mais plutôt avec l’application des normes. « Aucun pays au monde n’interdit l’importation par des normes administratives « , a-t-il souligné. Et d’ajouter que « le commerce est libre en Algérie. Il n’y a aucune loi qui interdit l’importation de n’importe quel produit « . Néanmoins, ce projet de loi, assure-t-il, aura pour objet de contrôler de manière stricte le respect des normes des produits importés.

Il convient de noter que l’application des normes d’hygiène et de sécurité ainsi que celle de la règle commerciale du rapport qualité-prix aux produits importés « ne manqueront pas d’impacter positivement le commerce informel, qui connaîtra une contraction du fait que ceux qui le pratiquent favorisent généralement les produits bas de gamme « , nous explique un observateur averti de la scène commerciale.

Les importations de l’Algérie, toutes marchandises confondues, ont atteint 55 milliards de dollars en 2014, tandis que ses exportations ont atteint 65 milliards de dollars. L’entreprise algérienne n’intervient qu’à peine 5 % du PIB.
 

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