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Nationale

36e acte du mouvement populaire : La mobilisation maintenue

36e acte du mouvement populaire : La mobilisation maintenue

Le mouvement populaire entame son neuvième mois de mobilisation. Ils étaient aussi nombreux qu’aux premiers vendredis de mobilisation citoyenne à investir la rue à Alger et partout dans le pays, pour réclamer d’une seule voix le changement radical qui donnera naissance à une nouvelle Algérie. Des revendications que les Algériens réitèrent depuis le 22 février d’une manière pacifique.

A un jour de la date limite (samedi à minuit) du dépôt des dossiers de candidature à l’élection présidentielle du 12 décembre, la rue « reste » imperturbable. Les manifestants refusent de prendre part à ce rendez-vous électoral dont les préparatifs vont bon train du côté du pouvoir. Les fameux slogans « anti-élection », comme « il n’y aura pas de vote, vous ne le ferez pas, Bédoui et Bensalah doivent partir. Même si vous deviez nous tirer dessus, on ne va pas s’arrêter », fusaientt de partout. Deux candidats ont jusque-là déposé leur dossier. Il s’agit de Azeddine Mihoubi et de Abdelkader Bengrina, dans l’attente de voir d’autres déposer leurs dossiers, à l’image de Ali Benflis, prévue pour hier et aussi Abdelmadjid Tebboune.

Le mouvement populaire continue sur la même lancée pour ce 36e acte. Ecrit sur les pancartes ou scandés, les slogans n’ont pas manqué. Les manifestants réitèrent les mots d’ordre initiaux, comme l’instauration d’un Etat civil et démocratique, « Libérez la liberté »… En outre, Ils ont encore une fois dénoncé le projet de loi sur les hydrocarbures qui selon eux, va brader les richesses du pays et que la conjoncture actuelle et encore moins le gouvernement en place, ne permettent en aucun cas de prendre certaines décisions, celles qui engagent l’avenir de tout un pays.

Comme les vendredis précédents, les premiers groupes de marcheurs dans la capitale se sont formés peu avant midi pour s’amplifier au fil des heures. Ainsi, de Bab El Oued, de la rue Didouche Mourad et de Hassiba Ben Bouali des foules immenses affluaient, rendant les rues et ruelles noires de monde, pour rejoindre l’esplanade de la Grande Poste, épicentre de la protestation, alors que le dispositif sécuritaire, quoiqu’allégé, est toujours mis en place. Les manifestants, qui ne jurent que par le maintien de la mobilisation par des « Wallah mana habssine » (On ne va pas s’arrêter) ne perdent pas de vue les détenus du Hirak. Ils appellent à leur libération, notamment, du Moudjahid Lakhdar Bouregaâ.

Comme pour dire que la mobilisation va encore être grande vendredi prochain, les manifestants ont scandé « Allah akbar, awel novembre », car le hasard du calendrier a voulu que cette date historique, déclenchement de la guerre de libération nationale, soit un vendredi. Les autres villes ont connu le même degré de mobilisation. A l’est du pays, par exemple, la pluie n’a pas empêché les Annabis et constantinois d’investir la rue pour répondre au rendez-vous hebdomadaire.

Il ya lieu de noter que la semaine passée a été « riche » en protestation. Outre les étudiants, avant-gardistes du mouvement populaire, les avocats ont également organisé une marche nationale, en réponse à l’appel de l’Union national des avocats. Les robes noires se sont fortement mobilisées pour plaider l’indépendance de la justice. A signaler aussi que les Algériens ont diversifié les moyens de protestation en recourant à des ustensiles de cuisine à l’instar du mortier, des youyous et des klaxons en signe de soutien au détenus du hirak.

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