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Nationale

32e marche du mouvement populaire

32e marche du mouvement populaire

Pour le 32e vendredi consécutif de manifestations populaires pour un changement radical du système de gouvernance, des millions d’Algériens ont tenu à rappeler leurs exigences en manifestant massivement à travers toutes les villes du pays. Des arrestations auraient été opérées notamment à Alger tôt dans la matinée de ce vendredi.

Ils étaient des centaines de milliers à Alger, également à Oran, Constantine, Mostaganem, Bejaia, Tizi Ouzou, Sétif, Batna, El Tarf, Bouira, Dellys, Biskra, Blida, Bordj Bou Arreridj, Jijel, Chelf, Ténès, Annaba, Ain Témouchent, El Tarf à réclamer le changement et refuser les élections présidentielles dans les conditions actuelles.

Ni l’accélération des événements visant à l’organisation de l’élection présidentielle le 12 décembre, ni encore moins l’impressionnant dispositif sécuritaire déployé dans la capitale et les routes qui y mènent, n’ont affecté la détermination des milliers d’Algériens qui ont défilé en masse dans les rues de plusieurs villes du pays.

C’est un nouveau vendredi de protestation qu’a vécu hier la capitale, qui a vibré au rythme des slogans scandés par les manifestants qui refusent de prendre part à ce rendez-vous électoral avant le départ des figures de l’ancien système. « Makach intikhabat ya el3issabat » (Pas d’élection avec les gangs), « makach el vote wallah ma eddirou, Bedoui we Bensalah lazem itirou. W idha b’erressas hebbitou ettirou, wellah marana habssine » (Pas de vote, vous ne le ferez pas, Bedoui et Bensalah doivent partir. Même si vous deviez nous tirer dessus, nous n’allons pas nous arrêter), a-t-on rythmé.

L’entrée en scène des deux figures de l’ancien système, Ali Benflis et Abdelmadjid Tebboune, qui ont fait parti du gouvernement de Bouteflika, irrite davantage la foule. Ils étaient d’ailleurs conspués par les manifestants. « Ni Benflis ni Tebboune, le peuple Président », ont clamé les protestataires, alors que la liste des candidats à la magistrature suprême ne cesse de s’allonger. Car il ne se passe presque pas un jour sans qu’un nouveau candidat, inconnu pour la grande majorité, ne retire le formulaire de candidature.

Commençant par se rassembler dès la matinée sur les places et dans les rues symboles du hirak, le nombre de manifestants augmente considérablement au fur et à mesure, mettant ainsi en échec le dispositif sécuritaire déployé pour limiter le flux des marcheurs. Une mesure qui selon les observateurs, produit l’effet inverse. Ils ont scandé sans relâche des slogans qui portent les revendications populaires relatives au changement radical du système. « Dawla madaniya machi 3askaria » (Etat civil, non militaire), « Salimou essolta ila chaâb » (Cédez le pouvoir au peuple), sont, entre autres, les revendications des manifestants qui appellent à la libération des détenus du hirak.

Ayant pour devise pacifisme, détermination et union, le mouvement populaire citoyen ne s’est jamais montré aussi décidé à aller au bout de ses revendications. « Un peuple uni ne sera jamais vaincu », a-t-on affirmé

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