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Nationale

3 109 tentatives d’immigration clandestine déjouées en 2017

3 109 tentatives d’immigration clandestine déjouées en 2017

Ces chiffres n’incluent pas les disparus en mer ou ceux qui ont réussi à rejoindre l’autre rive de la Méditerranée. Ils ne concernent que les harraga interceptés par les gardes-côtes algériens.

Le phénomène de l’immigration clandestine a atteint, ces dernières années, des proportions inquiétantes. Trois mille cent neuf tentatives ont en effet été mises en échec entre janvier et décembre 2017 par les éléments des garde-côtes algériens tout le long des 1 200 km que compte le littoral du pays, a indiqué la Ligue algérienne de la défense des droits de l’homme (LADDH) dans son rapport annuel. Selon le même rapport, « ces Algériens, qui risquaient leur vie dans des embarcations de fortune pour rejoindre l’autre rive de la Méditerranée, surtout que cela génère désormais, quasi quotidiennement, des drames en Méditerranée, fuyaient le chômage, dont le taux enregistré dépasse, 35%, ainsi que la dégradation de leur niveau de vie, compte tenu de la crise qui secoue le pays. En effet, seulement 10% des Algériens détiennent 80% des ressources du pays ».

« Une situation très inquiétante qui confirme que les différences s’agrandissent entre les classes du peuple de façon inédite dans l’histoire de l’Algérie », indique la LADDH dans son rapport. Cependant, la ligue « attire l’attention de l’opinion publique, aussi bien nationale qu’internationale, sur le fait que les chiffres avancés, à savoir 3 109 tentatives d’immigration, dont 189 femmes et 839 mineurs accompagnés ou non, ne reflètent en aucun cas la réalité du terrain puisqu’il s’agit uniquement de harraga qui ont été arrêtés. Ces chiffres, explique la même source, n’incluent pas les disparus en mer ou ceux qui ont réussi à rejoindre l’autre rive de la Méditerranée. Ils ne concernent que les harraga interceptés par les gardes-côtes algériens ». On ne dispose d’aucune information ni d’aucun chiffre concernant ceux qui ont pu atteindre leur objectif en arrivant sur les côtes espagnoles ou italiennes. Face à l’ampleur de ce fléau et au nombre de victimes, la LADDH prévoit de mettre en place des actions luttant contre l’immigration clandestine, et ce à travers des campagnes de sensibilisation des populations concernées sur les menaces et les dangers de cette pratique. En outre, la LADDH « entend encourager les activités génératrices de revenus pour lutter contre le chômage et la précarité dans le but de vivre dans la dignité ».

Les imams impliqués dans la lutte contre le phénomène

Il convient de rappeler que le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, a récemment affirmé que la lutte contre le phénomène de l’immigration clandestine était la responsabilité de tout un chacun, précisant que la sensibilisation des jeunes exige la conjugaison des efforts de tous et n’est pas le rôle des imams seulement. Le ministre a indiqué que le Haut Conseil islamique, la plus haute instance d’el-iftaa en Algérie, a décrété que les imams doivent accomplir, pour leur part, leur rôle au niveau des mosquées à travers des prêches de sensibilisation et des rencontres avec les jeunes à l’étranger pour leur redonner espoir et les exhorter à retourner au pays. Refusant de pointer du doigt les jeunes candidats à l’immigration clandestine, qu’il a qualifiés de « victimes », le ministre a indiqué que son « département propose, entre autres solutions, le financement des projets des jeunes grâce au Fonds des wakfs, et ce aux côtés des opportunités d’emploi offertes dans le cadre du filet social et des mécanismes proposés par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale ».

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