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Nationale

2e jour du procès de Abdelmoumène Rafik Khalifa

2e jour du procès de Abdelmoumène Rafik Khalifa

Le deuxième jour du procès de Abdelmoumène Rafik Khalifa a été consacré à la lecture de l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation de la cour de Blida, établi en 2006, concernant l’affaire de la caisse principale de la banque Khalifa, qui revient ainsi après que les juges de la chambre criminelle de la Cour suprême eurent accepté les pourvois en cassation formulés par les avocats de la défense des mis en cause condamnés et du procureur général du tribunal de Blida concernant les accusés qui ont été acquittés. 

Le deuxième jour a par ailleurs été consacré à la lecture des principaux chefs d’inculpation retenus à l’encontre du premier responsable du scandale financier ayant causé plus de 20 milliards de centimes de préjudice au Trésor public, le golden boy Rafik Khalifa en l’occurrence, qui a été extradé par les autorités britanniques vers l’Algérie, conformément à une convention judiciaire.

L’arrêt de renvoi lu par le greffier d’audience a cité plusieurs cadres et fonctionnaires ayant occupé des postes clés au sein du gouvernement, dont des anciens ministres qui avaient alors bénéficié d’avantages à titre de complaisance de la part d’Abdelmoumène Khalifa.

Parmi ces derniers figurent, entre autres l’ancien ministre des œuvres sociales, Aboudjorra Soltani, l’actuel ministre de l’Habitat, Abdelmadjid Tebboune, et Mohamed Raouraoua, le président de la Fédération algérienne de football.

Le procès, qui est à son deuxième jour, a fini par perdre de son ampleur car la quasi-totalité des avocats de la défense, constitués au profit du principal accusé et de ses acolytes, ne se sont pas déplacés à l’audience. Même chose pour les experts financiers, lesquels, contrairement au premier jour, n’étaient pas nombreux.

L’audition du principal inculpé, poursuivi pour plusieurs chefs d’inculpation, notamment création d’association de malfaiteurs, vol qualifié, faux et usage de faux dans des documents administratifs et comptables, commencera probablement aujourd’hui par le président du tribunal criminel de Blida, Antar Menouar.

Le même président auditionnera les autres inculpés, dont certains ont purgé leurs peines, et ce pour complicité dans le vol qualifié et dans le faux et usage de faux dans des documents administratifs et comptables.

Il convient de signaler que les noms de Abdelwahab Keramane et Abdennour Keramane respectivement ex-gouverneur de la Banque d’Algérie au début des années 2000 et ministre du temps de Sid-Ahmed Ghozali, avant le déclenchement de l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank, ne figurent pas dans le programme de la session criminelle du tribunal de Blida affiché dans le grand hall de la cour de la ville des Roses. Pour rappel, les deux mis en cause en question ont écopé de 20 ans de réclusion criminelle par contumace prononcés contre eux par Mme Fatiha Brahim, alors chargée du dossier.

Le nom de la fille Yasmine Keramane, inculpée au même titre que son père et son oncle, et qui demeure activement recherchée suite au mandat d’arrêt international lancé contre elle, n’est lui aussi pas affiché, que ce soit dans les affaires 47 ou 48 relatives à la caisse principale de Abdelmoumène Khalifa.

Il convient de rappeler que le liquidateur de la banque Khalifa désigné par la banque d’Algérie pour la liquidation de l’institution dissoute, Moncef Badsi, a affirmé, en marge de ce procès, que « sur les 11 000 parties civiles constituées dans le cadre des dédommagements des victimes, ses instances ont rejeté 4 000 dossiers ».

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