250e anniversaire de l’indépendance américaine : Mark Schapiro salue les « valeurs profondes et partagées » entre Alger et Washington
Le chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis à Alger, Mark Schapiro, a souligné que la proximité des fêtes d’indépendance américaine et algérienne dépasse la simple coïncidence du calendrier. Elle constitue un jalon de la longue tradition d’amitié qui lie les deux pays issus d’un combat libérateur. Alors que les Américains s’apprêtent à commémorer le 4 juillet, date de la naissance de leur Etat, l’Algérie célébrera le 5 juillet le chemin parcouru depuis son indépendance en 1962 après 132 ans de colonisation.
À l’occasion de la réception annuelle de la fête de l’indépendance des Etats-Unis organisée ce 9 juin à Alger à la résidence de l’ambassadeur, le diplomate a mis en avant le fait que les deux nations, ayant toutes deux combattu courageusement pour leur liberté, partagent une compréhension intime et profonde des valeurs de souveraineté.
C’est sous le signe de ce lien historique unique, dont les racines remontent à 1795, que l’ambassade a réuni des centaines d’invités de marque pour célébrer un jalon historique : le 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance américaine de 1776. Les Etats-Unis , sous la présidence de George Washington, et l’Algérie sous le Dey Hassan Pacha ont signé en 1795 le traité de paix et d’amitié.
Le ministre des Hydrocarbures Mohamed Arkab invité d’honneur, et le directeur général des Douanes algériennes Abdelhafidh Bekhouche étaient parmi les convives à cette célébration ainsi que d’autres hauts responsables algériens, des membres du corps diplomatique, des chefs d’entreprise, des journalistes ainsi que des figures du monde culturel. Également présent pour sa première visite officielle en Algérie, l’amiral George Wikoff, commandant des forces navales américaines en Europe et en Afrique et de la force conjointe de l’OTAN à Naples, a prononcé une allocution remarquée.
Au-delà de la commémoration des principes fondateurs de 1776 — la vie, la liberté et la recherche du bonheur —, cette célébration se veut résolument tournée vers l’avenir. Portés par la vision du président Trump, les États-Unis entendent capitaliser sur ce quart de siècle d’existence pour ouvrir une nouvelle ère diplomatique, axée sur l’innovation et de nouveaux partenariats stratégiques.
Sur le plan bilatéral, Washington et Alger entendent bien consolider leur dynamique actuelle. Le partenariat entre les deux pays, qualifié de profond et d’historique, est appelé à se renforcer considérablement dans les années à venir à travers une coopération accrue dans les secteurs clés : les opportunités commerciales, la sécurité régionale et les échanges humains.
La soirée a également offert une belle vitrine aux passerelles culturelles qui unissent les deux pays, grâce aux prestations conjointes du groupe musical de la marine américaine (*Flagship Band*) et de la chanteuse algérienne Manel Hadli, illustrant par la musique la solidité de l’amitié algéro-américaine.