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Nationale

250 milliards de dollars ont été alloués au secteur public marchand

250 milliards de dollars ont été alloués au secteur public marchand

Le secteur public marchand a bénéficié de 250 milliards de dollars de financement durant les 25 dernières années, sans pour autant donner le résultat escompté. Le budget de l’Etat ne peut plus supporter les défaillances des entreprises publiques, d’où la nécessité d’engager de vraies réformes dans le secteur public en déterminant, notamment, les droits de propriété.

C’est ce qu’a affirmé le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Prospective. Mohamed-Cherif Belmihoub qui est intervenu ce dimanche sur les ondes de la Chaîne 3, a souligné la nécessité d’engager «de vraies réformes» du secteur public. Cela passe, a-t-il précisé, par la détermination des droits de propriété. «Un Etat propriétaire intervient sur son entreprise par le capital et non par la subvention qui produit de la perversion.

On est en droit de se poser la question : pourquoi ces entreprises sont aujourd’hui sous-capitalisées ? », s’est-il interrogé, affirmant qu’aujourd’hui, «nous sommes dans un cycle où l’on dote l’entreprise d’une subvention, d’un crédit bonifié… et trois mois plus tard, elle revient pour demander la même chose». Insistant sur la nécessité de régler les droits de propriété, il a affirmé que si une entreprise devait disparaître, elle disparaîtrait.

«C’est ça la logique d’une entreprise. On ne peut pas maintenir sous perfusion une entreprise parce qu’elle est publique», a-t-il indiqué, soulignant l’importance de la prise en charge du côté social de ces entreprises. Pour M. Belmihoub, qui rappelle que la question du secteur public marchand a été reporté depuis 20 ans, voire plus, il n’est pas question de continuer dans le même schéma de fonctionnement.

Selon lui, il y a des entreprises publiques qui peuvent être redéployées ou restructurées mais il faut, au préalable, régler la question du droit de propriété, c’est-à-dire définir le concept de l’Etat propriétaire d’une entreprise publique et le management à mettre en place dans ces entreprises dans le cadre de contrats de performance. Cela doit passer également, a-t-il expliqué, par une plus grande autonomie pour ces entreprises, leur permettant ainsi de prendre des risques. M. Belmihoub a fait observer, à ce sujet, que le projet de dépénalisation de l’acte de gestion allait dans ce sens.

Concernant la situation économique du pays, l’intervenant a affirmé que sur la base d’un diagnostic démarré à partir de 2008, un constat a été fait : «L’Algérie est en panne de croissance». Le pays a donc, a-t-il estimé, besoin, d’une croissance forte.

Cela va se faire en sortant de la dépendance et en lançant la croissance à des niveaux très élevés afin d’absorber le «chômage chronique» qui touche particulièrement les jeunes, outre la question de l’intégration économique du pays. L’intervenant a jugé impératif de rejeter, très vite, «le système d’une économie extravertie qui consiste à importer des produits finis et à exporter de la matière première, jugeant qu’il faut, désormais, faire du développement et cesser de faire de la comptabilité «en restant braqué sur les réserves de change».

Il faut donc, a-t-il expliqué, sortir de cette logique de compte pour aller au développement, et ce en analysant le système productif du pays dans tous les domaines. Pour cela, des leviers de croissance ont été identifiés dans le cadre du plan de relance économique, à l’instar des secteurs des mines, de l’industrie pharmaceutique et des énergies renouvelables. D’autres clés de réussite sont aussi identifiées. Il s’agit de la gouvernance et de la régulation. Le ministre a plaidé aussi pour la création d’entreprises de toutes tailles ainsi que pour l’amélioration du climat des affaires.

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