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Nationale

24e vendredi de marche populaire : La rue ne décolère pas

24e vendredi de marche populaire : La rue ne décolère pas

Après cinq mois de manifestations et de protestation, la « rue » ne décolère pas. C’est un nouveau vendredi de mobilisation, le 24e que le mouvement populaire a signé ce vendredi, toujours pour réclamer le changement du système.

La mobilisation reste forte en cette nouvelle journée de protestation. Fidèles au rendez-vous, les manifestants étaient nombreux à descendre dans la rue à Alger et dans plusieurs wilayas du pays pour réitérer leurs revendications. Comme pour faire preuve de détermination, ils n’ont raté aucun vendredi et comptent résister encore, notamment cet été, jusqu’à satisfaction de leurs revendications.

Dans les rues quadrillées par les forces de l’ordre, les manifestants ont scandé des slogans hostiles au pouvoir en place et aux figures qui l’incarnent. « Le peuple veut l’indépendance », « Etat civil pas militaire » « Ya hna ya n’touma maranach habssine » (Soit vous, soit nous, on ne va pas s’arrêter), ont notamment scandé les manifestants qui rappellent le caractère pacifique du mouvement. « Silmiya silmiya, matalibna char3iya » (Notre mouvement est pacifique, nos revendications sont légitimes) a effectivement fusé à maintes reprise. En effet, le caractère pacifique que le mouvement populaire a su garder depuis le 22 février n’a pas cessé de susciter l’admiration du monde entier. Le New-York Times, dans un article publié lundi, a qualifié le mouvement populaire d’« unique au monde arabe », cela en raison de son pacifisme. Ces manifestations populaires peuvent donc devenir un exemple de changement global dans la région.

En outre, les manifestants rejettent catégoriquement le panel de dialogue conduit par Karim Younès, ancien président de l’APN. « Pas de dialogue avec la bande », crie la foule, fustigeant Karim Younès qui est devenu une nouvelle cible des manifestants. « Karim Younès dégage ! ». Le vice-ministre de la Défense a été lui aussi la cible de slogans hostiles. Et comme chaque vendredi, des appels à la libération des détenus d’opinion ont été lancés, car « c’est pour les mêmes causes que nous défendons que ces derniers se retrouvent en prison », explique-t-on. En plus de la question du dialogue et de l’édification d’un Etat civil sur de nouvelles bases, comme l’instauration d’une vraie démocratie, les manifestants et pour la première fois depuis le début du mouvement populaire ont appelé à la désobéissance civile. D’aucuns estiment que cet appel a pour but de fédérer davantage les gens et de donner un second souffle au mouvement qui, notons-le, a connu un relâchement causé notamment par la canicule, mais aussi par les vacances. Cependant, cette alternative n’est pas sans conséquences car des débordements peuvent survenir, la raison pour laquelle il faut être vigilant devant ces appels.

Par cette détermination dont ils font preuve, les manifestants sont résolus à aller de l’avant et à ne pas revenir en arrière, car c’est de l’Algérie qui il s’agit, estiment des “hirakistes”.

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