-- -- -- / -- -- --


Nationale

Catastrophe sanitaire à Gaza: les hôpitaux à genoux

Catastrophe sanitaire à Gaza: les hôpitaux à genoux

Le bombardement sauvages israéliens ont mis hors service 23 des 35 hôpitaux, augmentant ainsi les risques d’effondrement total du système sanitaire à Ghaza, qui subit depuis 38 jours une agression sans précédent. C’est ce qu’a affirmé ce lundi le vice-ministre de la Santé Youssef Abou Rich. 

 «Tous les hôpitaux» du nord de la bande de Gaza, où les combats ont lieu entre l’armée d’occupation sioniste et la résistance palestinienne, sont «hors service», a précisé Abou Rich, indiquant que depuis vendredi dernier, les hôpitaux sont privés d’électricité et de carburant nécessaire au fonctionnement des générateurs, et dont la pénurie est due au siège imposé par l’Etat sioniste. Il a notamment fait savoir que six bébés prématurés et neuf patients en soins intensifs sont morts en raison des coupures d’électricité à l’hôpital Al-Chifa (le plus grand de la bande de Gaza) pilonné et assiégé par l’occupant israélien depuis cinq jours.

Ce dimanche, la direction de l’hôpital, où s’abritent aussi des milliers de déplacés, avait annoncé que 39 bébés prématurés étaient encore à Al-Chifa et que des infirmiers procédaient à des «massages respiratoires à la main» pour les maintenir en vie. Un médecin de l’ONGONG Une organisation non gouvernementale (ONG) est une association à but non lucratif, d'intérêt public, qui ne relève ni de l'État, ni d'institutions internationales Médecins sans frontières (MSF), avait indiqué également que 17 patients se trouvaient en soins intensifs.

Outre Al-Shifa, la situation est très compliquée dans d’autres hôpitaux de Ghaza selon Mohammed Zaqout, directeur des hôpitaux dans l’enclave palestinienne. Il a fait savoir que 3.000 patients en oncologie qui étaient soignés dans les hôpitaux pédiatriques d’Al-Rantisi et d’Al Nasr sont désormais laissés pour morts, après que l’occupation les a évacués de force des hôpitaux. 

Zaqout avait imploré, ce dimanche l’Egypte d’intervenir en envoyant un convoi de véhicules médicalisés pour évacuer les blessés. Selon le Croissant-Rouge palestinien, un autre hôpital de Ghaza-ville, Al-Qods, a cessé de fonctionner avant-hier en raison d’un manque de carburant et d’électricité.

De son côté, la ministre palestinienne de la Santé, Mai Al-Kaila, a envoyé «un appel de détresse urgent » au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) afin de faire pression pour mettre un terme à l’escalade de l’agression sioniste.

Mme Al-Kaila a déclaré que des centaines de patients et de blessés risquent de mourir à tout moment en raison des bombardements sionistes et du siège des hôpitaux, des pannes de courant, de l’épuisement du carburant, des médicaments, des fournitures médicales, et du manque de produits de première nécessité.

 Les appels à des pauses humanitaires se multiplient

La situation humanitaire catastrophique dans la bande de Ghaza, sous blocus total israélien, a fait réagir même les alliés de l’Etat sioniste, qui exigent actuellement des pauses humanitaires et d’autoriser l’acheminement des aides bloquées dans le passage de Rafah. Bruxelles réclame de «véritables» pauses humanitaires à Ghaza. Le commissaire européen à l’Aide humanitaire, Janez Lenarcic, a appelé hier Israël à mettre en œuvre de «véritables» pauses humanitaires dans sa guerre contre la bande de Ghaza.

«Il est urgent de définir et de respecter les pauses humanitaires. Ces pauses doivent être de véritables pauses», a-t-il affirmé à son arrivée à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne à Bruxelles. «En premier lieu, elles doivent être annoncées à l’avance» et «clairement définies», ce qui «n’a pas été le cas jusqu’à présent», a-t-il insisté. «Le carburant doit entrer. Comme vous pouvez le voir, plus de la moitié des hôpitaux dans la bande de Ghaza ont cessé de fonctionner, essentiellement pour manque de carburant», a-t-il poursuivi.

De son côté, le patron de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a réitéré la nécessité que ces pauses humanitaires soient «immédiates» afin de garantir l’acheminement de l’aide indispensable. Même chose pour la ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, pour qui «ces pauses doivent être immédiates et de longue durée» et qui souligne la «nécessité absolue de faire parvenir l’aide humanitaire aux populations civiles de Ghaza ».

Par ailleurs, l’organisation des Nation unies (ONU) prévient que ses opérations humanitaires à Gaza «cesseront sous 48 heures» faute de carburant. Le patron de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) à Gaza a prévenu ce lundi que les «opérations humanitaires cesseront sous 48 heures, aucun carburant n’étant autorisé à entrer à Ghaza».

«Ce matin , deux de nos principaux sous-traitants pour la distribution d’eau ont cessé de travailler – ils n’ont plus de carburant -, ce qui va priver 200.000 personnes d’eau potable» dans le petit territoire, où plus de la moitié des 2,4 millions d’habitants sont déplacés et dépendent désormais totalement de l’aide humanitaire pour survivre, a encore dit Thomas White sur X.

Le bilan des victimes s’alourdit

Des milliers de Palestiniens sont tombés en martyrs et des milliers d’autres ont été blessés à la suite des bombardements terrestres, maritimes et aériens menés par l’armée de l’occupation sioniste sur la bande de Ghaza, depuis 38 jours, a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa.

L’agression sioniste lancée depuis le 7 octobre 2023 contre la bande de Ghaza a fait plus de 11.078 martyrs, dont 4.506 enfants et 3.027 femmes, et blessé quelque 27.490 citoyens, selon un bilan donné par des sources palestiniennes.



Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email