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Nationale

22e marche: Les étudiants maintiennent le cap

22e marche: Les étudiants maintiennent le cap

Locomotive du mouvement populaire depuis son déclenchement le 22 février, éclaireurs des marches du vendredi, les étudiants ont signé ce mardi le 22e acte de la mobilisation pacifique. Avec la même détermination et la même persévérance, ils ont réitéré leurs revendications. Des revendications que partage tout un peuple depuis maintenant cinq mois.
C’est un message fort que les étudiants ont lancé hier en maintenant la pression et en exprimant leur résolution à aller plus loin dans la mobilisation jusqu’au changement du système. Moins nombreux mais plus déterminés, ils ont entamé leur marche, comme à l’accoutumée, à 10h30 à la place des Martyrs, empruntant le même itinéraire que celui des marches précédentes : de Bab Azzoune en passant par les rues Ali Boumenjel, Larbi-Ben-M’hidi et l’avenue Pasteur pour ensuite se rendre à la Grande Poste puis au boulevard Khemisti, pour atteindre le bd. Amirouche. Les étudiants ont scandé haut et fort des slogans hostiles au pouvoir. En outre, ils refusent le dialogue avec ceux qu’ils qualifient de « bande ». « Makach el hiwar m3a el 3issabat », ont-ils crié, soulignant que le dialogue doit se faire avec les compétences nationales. Ils réclament également l’instauration d’un Etat civil, non pas militaire, et encore moins policier. « Dawla madaniya machi boulicia » « Etat civil, pas policier », scandaient les étudiants à l’endroit des dispositifs sécuritaires déployés en grand nombre dans les principales rues et ruelles de la capitale dans le but de bloquer les accès à des rues, autres que celles que les participants empruntent habituellement. Se mettant au diapason des les revendications populaires, ceux-ci exigent le départ d’« el 3issaba » pour organiser l’élection présidentielle, réclamant au passage le départ du gouvernement actuel pour être remplacé par un autre consensuel. Pour ces étudiants qui refusent toute appartenance politique ou autre, la satisfaction de ces revendications n’est pas impossible d’autant que les solutions existent, appelant dans la foulée à l’application des articles 7 et 8 de la Constitution, qui disposent que le peuple est la source de tout pouvoir. Des appels à la libération des détenus d’opinion, notamment le moudjahid Lakhdar Bouregâa, ont été lancés par les manifestants qui rappellent la cohésion du peuple. 
Marquant des haltes de temps à autre en scandant toujours des slogans tels : « Algérie libre et démocratique », « Viva l’Algérie, tetnehaw ga3 », « Irhalou…irhalou » (Partez…Partez), les étudiants réclament une presse libre et une justice indépendante. Ils ont continué la marche jusqu’à la place Maurice-Audin pour ensuite se rendre à la Grande Poste, fin de la marche. Timing respecté, les étudiants se sont dispersés à 12h30 dans le calme, après avoir entonné l’hymne national.
Lilia Aït Akli

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