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Nationale

21e vendredi de mobilisation citoyenne Le hirak se poursuit dans la liesse

21e vendredi de mobilisation citoyenne Le hirak se poursuit dans la liesse

Dans une atmosphère de liesse et d’optimisme suite à la qualification jeudi de la sélection nationale à la demi-finale dans le cadre de la coupe d’Afrique, le peuple poursuit sa mobilisation pour le 21e vendredi consécutif, malgré la chaleur suffocante.
Des images d’union et de communion ont marqué ce vendredi  les manifestations de milliers d’Algérois qui sont apparus toujours aussi déterminés. Les foules ont afflué massivement dans les rues de la capitale pour continuer la résistance et revendiquer sans relâche le départ des symboles du système contesté qui sont encore à la tête des institutions de l’Etat. L’heure indiquait 13 heures 40 minutes quand les manifestants ; après la prière du vendredi, se sont précipités nombreux dans les rues et ont commencé à scander à gorge déployée « dawla madanya machi 3askaria » (Etat civil, non militaire), « la nouride houkm el3asker mine djadid » (nous ne voulons pas le régime militaire de nouveau). L’autre slogan phare entonné par les marcheurs est « yatnahaw ga3 » (dégagez tous), suivi du fameux « Klitou leblad ya serakine » (vous avez dévoré le pays, voleurs).
Force est de constater que depuis trois semaines les marches à Alger sont devenues difficiles et font face à des mesures restrictives drastiques prises par les forces de l’ordre qui, chaque vendredi, doublent leur arsenal sécuritaire, que ce soit en termes de fourgons mobilisés sur les deux côtés de toutes les grandes artères d’Alger ou du nombre impressionnant de policiers occupant les espaces et les rues telles que la rue Didouche-Mourad, la place Audin, la Grande poste, l’avenue Pasteur, la rue Asselah-Hocine, le Boulevard Colonel Amirouche, ou encore la rue Hassiba-Ben Bouali. Des mesures qui rendent l’atmosphère, notamment au niveau de la capitale, très tendue après plusieurs mois de la « silmya ». Fayçal, un habitué de ces marches hebdomadaires, nous a indiqué que la performance de l’équipe nationale dans la CAN 2019 a donné un nouveau souffle au hirak et encourage les gens à poursuivre la mobilisation en dépit des conditions climatiques peu favorables. Et de préciser dans ce sens : « la qualification de l’équipe nationale nous a remis d’aplomb après moultes tentatives de dissuasion exercées contre les marcheurs ». Pour ce qui est des revendications, notre interlocuteur fait observer qu’elles sont les mêmes, à savoir le départ des « B » en vue d’aller à un dialogue sérieux et inclusif, soulignant dans la foulée que tout atermoiement pourrait compliquer la situation politique et acculer davantage le pays dans l’impasse.
Par ailleurs, l’intensification des barrages filtrants et les dispositions de contrôle rendent le quotidien des usagers infernal et l’accès à la capitale chaque vendredi un luxe. En effet, il faut au moins une heure pour traverser un seul point de contrôle au niveau de Boudouaou ou de Reghaïa . A ce titre Hakima qui pour des raisons professionnelles, emprunte cet axe chaque vendredi, nous a déclaré avec regret : « l’accès à Alger est devenu un calvaire. Les passagers doivent non seulement faire face à une chaleur de plomb, mais aussi à des barrages draconiens et interminables ». « Il faut s’armer de patience et de courage pour bénéficier de ce luxe », lâche-t-elle ironiquement.
Contre vents et marées, le mouvement populaire du 22 février est béni, semble-t-il, et puise sa force et sa détermination de tous les évènements nationaux historiques, sportifs ou autres. La déferlante du 5 juillet dernier et celle d’hier en sont la preuve. 
Aziza Mehdid

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