-- -- -- / -- -- --
Nationale

21e marche des étudiants : Toujours fidèles au rendez-vous

21e marche des étudiants : Toujours fidèles au rendez-vous

Munis d’une ténacité et d’une détermination de fer, les étudiants, certes moins nombreux, maintiennent la pression et sortent manifester pour le 21e mardi de suite contre le système en place.

Malgré une chaleur insupportable et la période des examens pour certaines universités à l’instar de Bab Ezzouar, plusieurs centaines d’étudiants issus des différentes universités ont été fidèles à ce rendez-vous hebdomadaire. Comme à l’accoutumée, ils ont entamé leur marche à partir de la place des Martyrs portant des banderoles et des écriteaux affichant les mêmes messages et scandant les mêmes slogans. Faute de passages libres dus au déploiement d’un important dispositifs sécuritaire, les marcheurs ont juste pu respecter leur tracé habituel. Les contestataires ont traversé la rue de Bab Azoune, passant par l’avenue Larbi Ben M’hidi jusqu’à la rue Pasteur.

Ils ont entonné les slogans « echaâb yourid elisstiklal » (le peuple veut l’indépendance), « La khawf, la ro3b chari3 milk chaâb » (pas de peur, pas de terreur, la rue appartient au peuple) ou encore « la likam3 elhouryet » (non à la répression des libertés). En vue de mettre un peu d’ordre et de maintenir le caractère cohérent de la manifestation, les coordinateurs de la marche ont veillé à marquer plusieurs haltes, insistant sur certains mots d’ordre tels « Dawla madnya » (Etat civil), « Trouhou ga3 » (Vous partez tous). La foule était encerclée par plusieurs ceintures sécuritaires en guise de balises, ce qui a contraint les manifestants à bifurquer, comme ils ont l’habitude de le faire, sur le boulevard Mohamed-Khemisti. Dès qu’ils sont arrivés au boulevard Colonel Amirouche, la voix de ces jeunes « indomptables » a fortement retenti en répétant le slogan phare et indémodable du mouvement populaire du 22 février dernier : « Klitou labled ya serakine » (Vous avez pillé le pays, voleurs). Un message adressé clairement aux institutions bancaires longeant le boulevard colonel Amirouche, et dont les responsables sont impliqués dans les dernières affaires de corruption et de dilapidation de deniers publics. Walid, un habitué des marches de la communauté estudiantine, nous a indiqué que les revendications sont toujours les mêmes. « Nous demandons le départ du reste de la 3issaba, à savoir Ben Salah, Bedoui et son gouvernement. Ces personnes constituent réellement un blocage et freinent toute possibilité d’arriver à une solution et à entamer le dialogue afin de sortir de la crise. Nous n’accepterons pas le dialogue avec les résidus de la bande mafieuse », nous a-t-il déclaré.

Concernant le nombre des manifestants au sein de la communauté estudiantine, Walid l’explique par la période des contrôles du deuxième semestre programmé durant la semaine en cours à l’université de Bab Ezzouar : « J’ai appelé mes camarades ce matin ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient pas assister à la marche à cause des examens. Les étudiants sont obligés d’être à l’université même s’ils ont décidé de boycotter les examens, dont la tenue est jugée intempestive. »

Malgré le dispositif sécuritaire intense installé à Alger-Centre, et qui a incommodé sérieusement la marche, les contestataires ont tenu à rester fidèles à leur rituel et ont clôturé leur manifestation en se rassemblant à la Grande Poste pour entonner le chant patriotique « Watani watani ghali thamani … ».

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email