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Nationale

2016, une année test pour l’économie nationale ?

2016, une année test pour l’économie nationale ?

L’économie a du mal à décoller et reste toujours dépendante du pétrole. Le gouvernement peine à relancer l’activité malgré les mesures incitatives inscrites dans la loi de Finances de 2015 et celle de 2016.

L’économie algérienne traverse en ce moment une zone de turbulence qui la rend fragile. Alors que le spectre du déficit budgétaire plane et se fait plus présent, leprix du baril de pétrole est tombé sous la barre de 30 dollars, en chute de 60% depuis 2014.

A cela s’ajoute la baisse des réserves de change (152 milliards de dollars) qui ont fondu de 35 milliards de dollars en 2015. Le prix du baril de pétrole aujourd’hui au plus bas niveau depuis 13 ans, ne couvre déjà plus les dépenses annuelles.

L’Algérie souffre particulièrement de la dégringolade des cours, qui fragilise un peu plus son développement amorcé au début des années 2000.A ce rythme, le pays s’achemine vers un déficit budgétaire de 40 milliards de dollars en 2016.

Le temps des vaches grasses est terminé. Depuis le 1er janvier 2016, le prix de l’essence, de l’électricité et du gaz ont augmenté de 30%. Les produits de première nécessité aussi.Le prix du transport public a également augmenté en ce début d’année.

D’autres augmentations vont intervenir en cascade. Déjà le gouvernement,qui a décidé d’appliquer une politique d’austérité, a commencé à geler de nombreux projets d’équipement alors que d’autres sont suspendus, voire supprimés. Le chômage est remonté d’un point par rapport à l’année dernière pour se fixer à 11%.

La baisse des subventions sur les produits de base pourrait être l’étincelle qui met le feu aux poudres. L’économie est actuellement en proie à des difficultés qui plombent sa croissance.De prime abord, la chute des cours du pétrole met à mal la stabilité économique du pays. Autre facteur non négligeable, l’absence d’investissements étrangers.

Le FMI révise à la hausse les déficits de l’Algérie

Le Fonds monétaire international (FMI) a révisé en hausse ses prévisions sur la croissance du PIB en Algérie.Dans son rapport sur les perspectives économiques mondiales, le FMI prévoit une croissance économique de 3% pour l’Algérie en 2015, soit 0,4% de plus surses prévisions d’il y a six mois.

Celle-ci devrait remonter à 3,9% en 2016 avant de baisser à 3,5% à l’horizon de 2020.Toutefois, le FMI prévoit un important déficit dans la balance des comptes courants et une légère hausse de l’inflation. D’un autre côté, la Banque mondiale (BM) prévoit une hausse du PIB.

En effet, le produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie devrait rester sur une tendance haussière pour se situer à 3,6% en 2016. Dans son rapport sur les perspectives économiques mondiales, l’institution de Brettons Woods a maintenu les mêmes prédictions de croissance du PIB que celles faites en janvier dernier, alors qu’elle a révisé à la baisse ses prévisions de la croissance mondiale dont notamment celles des pays en développement.

Selon le FMI, l’Algérie doit mettre en place des réformes structurelles qui permettent de diversifier le secteur des exportations et de le rendre beaucoup plus compétitif, pour faire face à la chute du prix du pétrole.

L’Algérie, dont l’économie dépend entièrement des hydrocarbures, doit mener une politique macroéconomique prudente et lancer des réformes structurelles dans le secteur des exportations pour faire face à la baisse du prix du pétrole, selon le FMI qui a tiré en septembre 2015 la sonnette d’alarme.

Selon cette institution, le pays doit mener dans cette conjoncture de baisse des prix de pétrole une politique macroéconomique prudente qui permette de réduire, d’une part, la demande intérieure et d’assurer, plus particulièrement, la consolidation budgétaire et, d’autre part, d’améliorer la compétitivité extérieure du pays et d’éviter que le taux de change soit surévalué.

Ces politiques permettent de réduire la demande d’importations et de renforcer la compétitivité externe de l’offre intérieure algérienne, ajoute cette institutionqui dont des membres ont séjourné en septembre en Algérie.

Son représentant préconise également la mise en place de réformes structurelles qui permettent de diversifier le secteur des exportations et de le rendre beaucoup plus compétitif.

L’année 2016 qui débute sera-t-elle annonciatrice d’un vrai décollage de l’économie algérienne et de la mise en œuvre d’une politique hors-hydrocarbures telle que préconisée par le gouvernement ?

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