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Sports

2015 l’année de toutes les incertitudes

2015 l’année de toutes les incertitudes

Il n’y a pas à dire, et les contours commencent déjà à se dessiner, l’année 2015, qui s’ouvre sur un imbroglio (juridique ?) avec cette affaire de Coupe d’Algérie CS Constantine- USM Bel Abbès (cette dernière criant à la hogra de la Commission de gestion de l’épreuve-reine dirigée par l’ancien président de l’ex- LNF, Ali Malek, du temps d’un amateurisme décidant plus que jamais de tout, d’où les problèmes récurrents d’une discipline appréciant, dans le mauvais sens, les contre-pieds magistraux) aux relents de vrais scandales, donnant, bien avant que le compte à rebours ne commence pour la passage de témoins entre deux exercices partis pour se ressembler, l’impression qu’elle sera celle de toutes les incertitudes.

Pas seulement en raison du contexte économique international induit par la chute des prix du pétrole (pratiquement l’unique source en devises de notre pays) sur les marchés mondiaux et l’incontournable recours à une politique d’austérité porteuse de bien d’interrogations pour un sport national déjà mal en point à cause d’une gestion plus qu’équivoque et sans commune mesure avec les moyens colossaux mis jusque-là sur la table pour en améliorer (catastrophiques dans l’ensemble) les résultats.

Une nouvelle année sur fond de crise multiforme, le tarissement (à prévoir maintenant que les pouvoirs publics appellent à une réduction drastique des dépenses et à un « serrage » de ceinture n’augurant rien de bon) des sources de financement devant, on le craint, alors que, déjà, pointent à l’horizon (à peine 18 petits mois nous en séparent) les Jeux Olympiques d’été de Rio de Janeiro, mener vers des directions on ne peut plus défavorables lorsqu’on les ajoute au manque flagrant de professionnalisme de nos dirigeants et des scandales qui jalonnent des mandats placés souvent sous le signe du bricolage.

Voire du scandale. Plutôt pourrie (avec une violence s’imposant en super vedette à chaque week-end ennuyeux de football que nous offrent des acteurs incitant à la violence), voire horrible (avec le pic Ebossé dont le décès tragique fait encore des vagues par ses contours flous et les interprétations qui ont suivi un drame sans fin et marquera pour très longtemps notre si triste et heurté championnat) et l’impression finalement pas aussi bizarre (on y est habitués désormais) que notre sport N°1 (on l’appellera football mais rien à voir avec ce que nous offrent, par petit écran interposé, les stars activant en Europe et s’invitant chez nous pour égayer nos aussi tristes soirées par un spectacle digne de ce nom) est bien parti (comme la majorité des autres disciplines d’ailleurs ou naturellement) pour nous retremper dans cette ambiance viciée où il est question de suspicion. Où tout le monde se tire dans les jambes, où chacun tire sur l’autre, accuse l’autre des pires maux en utilisant, sans que personne ne s’en offusque, les mots qu’il ne faut pas.

A la limite du diffamatoire. Alors que le Nouvel An s’ouvre à peine et que les perspectives ne s’annoncent pas du tout bonnes, une affaire, somme toute facile à dénouer (il fallait seulement appliquer le règlement, même si ceux chargés en principe de son règlement évoquent, sans évidemment convaincre personne, un problème de jurisprudence), et donc banale, s’impose sur la scène sportive et rend compte d’un vide sidéral.

Dit combien il est urgent de passer à la vitesse supérieure. A un professionnalisme où il est question de gestion saine et d’application rigoureuse des règlements loin du clientélisme et du clanisme. Où il s’agira de rendre sa crédibilité à un milieu du football (de tout notre sport même) sentant la magouille à mille lieux à la ronde.

A la limite du mafieux, les pratiques en cours en portent malheureusement les germes à voir tous les fronts ouverts (scandales à répétition) les uns après les autres à longueur de saisons où les règlements sont bafoués, la réalité du terrain (pas bonne à voir, encore moins à relater) confirmant qu’aujourd’hui plus que jamais, le temps est venu de mettre un terme à ce flou loin d’être artistique et ô combien néfaste, qui veut que l’on use et abuse de décisions irresponsables dont on apprécie les dégâts.

A l’heure de la Mondialisation et du professionnalisme, le temps n’est-il pas venu de reprendre les chemins de la raison ? Mais avec quel personnel ? Toute la question est là… . 

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