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Nationale

200 points de vente informels recensés par l’UGCAA

200 points de vente informels recensés par l’UGCAA

Pas moins de deux cents points de vente illicites ont refait surface, depuis le début du mois de ramadhan, au niveau national.
L’activité des vendeurs à la sauvette a repris de plus belle depuis le début du mois sacré.

Le marché informel refait surface dans les grandes villes du pays, après avoir été éradiqué par les pouvoirs publics. Deux-cents points de vente illicite ont été créés pendant cette période. C’est du moins ce qu’a annoncé le porte-parole de l’UGCAA, Hadj-Tahar Boulenouar.

Ce dernier a tiré la sonnette d’alarme quant au retour de l’informel dans les grandes villes du pays. « Nous avons recensé 200 points de vente informels depuis le début du mois sacré, sachant que pas moins de 2 000 points existent déjà au niveau national », a affirmé hier Boulenouar. Selon lui, parmi les causes ayant engendré ce retour en force de l’informel, le manque de marchés de proximité, notamment dans les nouvelles cités.

« Les opérations de relogement n’ont pas été accompagnées par l’ouverture d’espaces commerciaux, ce qui a encouragé l’apparition d’autres points de vente informels », a expliqué Boulenouar. L’autre problème évoqué par notre interlocuteur est celui du registre du commerce, dont le nombre est, selon lui, « insuffisant ». « 170 000 registres du commerce ont été délivrés à l’échelle nationale, ce qui est très peu pour les 40 millions d’habitants », a-t-il dit. Ce dernier a appelé à cet effet le ministère du Commerce à faciliter l’octroi du registre du commerce.

Boulenouar a par ailleurs appelé les autorités publiques à exploiter les espaces commerciaux fermés dans plusieurs communes. « Il y a plus de 30 000 espaces commerciaux qui ne sont pas exploités au niveau national. A Alger, il y a plus de 20 espaces fermés », a fait savoir Boulenouar, avant d’ajouter : « On a besoin des marchés de proximité. Pourquoi n’exploite-t-on pas ces espaces fermés ? »

Le même responsable a tenu à pointer du doigt également certains producteurs et importateurs qui approvisionnent le marché informel afin d’échapper aux opérations de contrôle. « Derrière les points de vente informels, il y a des barrons qui encouragent la commercialisation des produits contrefaits et avariés », a indiqué Boulenouar.

En effet, ce dernier a mis en exergue la nécessité de renforcer le contrôle au niveau de l’approvisionnement, afin de réussir l’opération d’éradication du commerce informel. Notons que le nombre de marchés informels éliminés par les pouvoirs publics ne dépasse pas 30 % des marchés recensés au niveau national. Beaucoup reste à faire, selon Boulenouar.

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