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Nationale

20 familles risquent de se retrouver à la rue à El Harrach

20 familles risquent de se retrouver à la rue à El Harrach

Plus de vingt familles occupant un hôtel dégradé à El Harrach font appel au wali d’Alger Abdelkader Zoukh, pour les reloger dans des logements sociaux. Cet appel intervient suite à un jugement rendu par la Cour d’Alger en faveur des héritiers propriétaires de l’hôtel. Le jugement permet à ces derniers de les expulser des lieux après l’avoir occupé pendant plus de trente ans.

Ces familles habitent dans un hôtel de style colonial, situé au 38 rue Mohamed-Bourouba, près de l’endroit connu sous le nom de “Kouwaret Lghnem”. Elles vivent ici depuis les années 1980. Or, les données ont changé maintenant, après l’arrêt du tribunal qui vient de leur notifier l’expulsion des lieux, reconnus comme propriétés du fils du propriétaire qui vit en France. Depuis ces longues années, il existait un litige qui opposait ce fils à la veuve du propriétaire décédé depuis peu.

Auparavant, les locataires s’acquittaient de leurs loyers auprès d’une personne chargée par la veuve. Mais après l’apparition du conflit entre celle-ci et le fils, ils se sont contentés juste de payer les factures de l’eau et de l’électricité.

En 2014, et au démarrage du plan de réaménagement de oued El Harrach, des employés de la daïra ont recensé ces familles. Ils ont pris tous les renseignements nécessaires de ces familles afin de constituer des dossiers bien ficelés dans le cadre des programmes d’attribution de logements sociaux. Promesse leur a été faite pour un relogement en 2016. Or, ce programme a été retardé quelque peu. Le nouveau propriétaire a introduit une action en référé contre les locataires pour les expulser de l’hôtel, arguant l’occupation illégale, mais il a été déboubté à deux reprises.

Les locataires confirment qu’ils n’ont assisté à aucune audience au tribunal. Selon leurs déclarations, les héritiers veulent des dédommagements financiers par l’Etat après la démolition de l’hôtel composé d’un seul étage.

Les familles vivent dans une situation difficile où toutes les normes de sécurité et sanitaires sont inexistantes, avec des chambres dont la superficie ne dépasse pas 4 m2, occupées par cinque personnes, un seul sanitaire utilisé par tous les résidents, des plafonds presque effondrés, une odeur insupportable des écuries voisines.

M.N.K, qui nous accueillis dans sa petite chambre qu’il occupe depuis 40 ans, demande désespérément au nom de tous ses voisins, et avec des larmes aux yeux, aux autorités de régler leur situation sachant que le service social de la daïra d’El Harrach a préféré ne pas faire de déclaration, arguant qu’une enquête est en cours.

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