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Nationale

1er Novembre, un jalon de la réconciliation

1er Novembre, un jalon  de la réconciliation

En ce 1er Novembre, l’Algérie célèbre la date éternelle du jour du déclenchement de la lutte armée qui a débouché sept ans après, au prix de lourds sacrifices et d’exploits immortels, sur une victoire, fermant ainsi la page de l’oppression coloniale et faisant accéder notre pays à sa liberté et sa souveraineté.

Le déclenchement de la lutte armée n’est en fait que l’aboutissement d’un long et dur combat mené par le peuple algérien avec des programmes hardis et héroïques, et ce dès le premier jour de l’arrivée des troupes d’occupation le 17 juin 1830 à Sidi Fredj.

Une résistance acharnée a été menée dès ce débarquement et ce n’est que quelques années plus tard que cette résistance a pris une forme organisée sous la direction éclairée de l’Emir Abdelkader.

Le joug colonial a usé de tous les moyens, les plus inhumains et aussi les plus déloyaux pour réprimer cette résistance. Toutes les volontés du peuple algérien de s’affranchir de cette oppression ont été vaines jusqu’à l’avènement de Messali Hadj, qui a repris le flambeau. Son chemin pour aboutir à la date du 1er Novembre 1954 a été marqué par la création d’organismes clés de combat dont l’Etoile nord-africaine, le MTLD, l’OS et le Parti du peuple algérien.

Ali Agouni, aujourd’hui à la tête de ce parti et qui a fidèlement accompagné Messali Hadj jusqu’à son décès, rappelle dans une contribution écrite, dans le cadre de la célébration du 1er Novembre, l’action majeure entreprise par ce monument de la résistance algérienne aboutissant à la décision de la lutte armée contre l’oppression coloniale.

Ainsi, Ali Agouni fait connaître une vérité historique confirmant le fait que le 1er novembre est l’aboutissement d’un processus révolutionnaire dans lequel Messali Hadj, le père du nationalisme algérien, est un acteur majeur. Il justifie cette déclaration en citant les décisions prises au congrès de la ville Hornu en Belgique, congrès présidé par Messali Hadj et qui a eu lieu du 14 au 16 juillet 1954.

Ces trois décisions sont le déclenchement de la révolution armée, la création du Comité national de la révolution algérienne (CNRA) et l’envoi au Caire d’une délégation pour rencontrer Ahmed Ben Bella, Mohamed Khider, Aït Ahmed, représentant le PPA en Egypte et les informer des décisions prises à Hornu, et ce pour internationaliser la révolution algérienne contre le colonialisme.

« Aussi, souligne Ali Agouni, on peut affirmer que Messali Hadj a réveillé le nationalisme algérien et en a été l’un des principaux acteurs par ses luttes et ses sacrifices. Messali Hadj n’est plus de ce monde, mais ses idées, son exemple, ses principes lui survivront. De plus, le programme du PPA auquel Messali Hadj est resté fidèle, demeure valable plus que jamais pour le présent ».

Les héros issus et formés par le PPA/MTLD

Benboulaïd, Zirout Youcef, Didouche Mourad, Ben M’hidi, le colonel Amirouche, Boudiaf, Aït Ahmed, Asselah Hocine, Haouès, Krim Belkacem, Ben Bella, Boudiaf, sont des héros issus et formés par le PPA/MTLD. 

Ali Agouni revient sur la fondation du Parti du peuple algérien en date du 11 mars 1937, dont la mission essentielle consistait à mener l’Algérie à l’indépendance.
Déjà, le 14 juillet de la même année, un grand défilé a eu lieu à Alger avec, à sa tête, Messali Hadj portant le drapeau algérien que sa femme Emilie Busquant avait confectionné à Tlemcen sous le toit de Kheira, la sœur de Messali Hadj.

Durant la Seconde Guerre mondiale, des militants nationalistes courageux ont veillé sur le PPA malgré une répression permanente qui s’est traduite en mai 1945 par le massacre de Sétif et sa région avec plus 45000 martyrs, la déportation de Messali Hadj au Gabon et des centaines d’arrestations.

Tous les héros du 1er novembre 1954 sont issus et formés par le Parti du peuple algérien. Ils s’appellent, entre autres, Mostefa Benboulaïd, Zirout Youcef, Didouche Mourad, Haouès, Achour Ziane, Meftah, Guellal Slimane, Ben Bella, Boudiaf, Aït Ahmed, Mizrana, Filali Abdellah, Chali Mekki, Krim Belkacem, Ben Tobba, colonel Ouamrane, Ben M’hidi, colonel Amirouche, Asselah Hocine.

Le chef de la wilaya II, Ben Tobbal, a dit un jour que s’il était à la tête de l’Etat algérien, il retiendrait trois dates importantes : le 11 mars 1937 (la création du Parti du peuple algérien par Messali Hadj et qui représente la naissance de la prise de conscience d’un peuple revendiquant son indépendance), le 10 février 1947 (la création de l’OS, symbolisant la volonté du peuple algérien de passer à l’action armée) et le 1er novembre 1954, jour du déclenchement de la Révolution.

Ali Agouni a terminé son intervention en adressant l’hommage du PPA à tous les martyrs des révolutions algériennes de 1930 à 1962, sans distinction d’opinions politiques.

Il lance un appel au président de la République pour un élargissement de la réconciliation nationale et le renforcement de l’unité nationale en accordant l’agrément au PPA, avec la reconnaissance de ses moudjahidine. La présence du PPA sur la scène politique algérienne contribuera à apporter une aide précieuse dans la consolidation de l’Etat sur le plan de la démocratie. 

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