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Nationale

1er Novembre 1954 : De l’indigénat à la citoyenneté

1er Novembre 1954 : De l’indigénat à la citoyenneté

Aujourd’hui l’Algérie célèbre le 63e anniversaire du déclenchement de la Révolution du 1er novembre 1954. Une date à marquer en lettres d’or dans la mesure où cette révolution, unique au monde, s’est soldée par la libération d’un peuple résolu à se libérer du joug du colonialisme qui l’a asservi pendant 132 ans.

La lutte armée pour la libération de l’Algérie a duré plus de 7 ans et a fait un million et demi de martyrs. Une guerre largement soutenue par des hommes et des femmes dont beaucoup sont tombés au champ d’honneur.

Constatant que la lutte pacifique était vaine et qu’il fallait passer à l’action, le Front de libération nationale (FLN) lance un appel au peuple algérien pour libérer le pays et restaurer « l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques « , ainsi que « le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de race et de confession ».

Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, le FLN manifestait son existence en mettant à exécution des opérations révolutionnaires à travers le territoire national avec peu de moyens. En un laps de temps, le mot d’ordre des « Six » qui s’étaient réunis une semaine avant à La Pointe Pescade avait été largement suivi.

Le gouvernement français parlait d’ » attentats d’inégale gravité, commis par des petits groupes isolés ». Il les appelait les « rebelles », les « terroristes » ou les « hors-la-loi ».

La presse française s’était alignée sur la vision de Paris, mais personne, au lendemain du déclenchement de ce qui allait être la Révolution algérienne, ne savait exactement qui était derrière ces inattendues attaques. L’Algérie subissait l’injustice et l’inégalité des plus abjectes et les conditions de vie des « indigènes « étaient des plus précaires.

La pauvreté, la famine, l’isolement et la ségrégation, notamment l’école qui était réservée d’abord aux Français et aux fils des bachaghas et des caïds. Souvenons-nous du « Code de l’indigénat « qui fut adopté en 1881 et réduisait les « autochtones « à un état d’esclaves.

Ce code assujettissait les Algériens aux travaux forcés, à l’interdiction de circuler la nuit, aux réquisitions, aux impôts (taxes) et à un ensemble d’autres mesures tout aussi dégradantes.

Face à cette injustice, plusieurs mouvements ont été créés par des activistes dès le début du XXe siècle. Bien avant la création de l’Etoile nord-africaine, le 2 mars 1926 à Paris, par des communistes algériens membres du PCF, tels Abdelkader Hadj Ali et Messali Hadj, l’émir Khaled, arrière petit-fils de l’Emir Abdelkader créa un « mouvement nationaliste algérien « en 1920 en Algérie.

Précurseur de l’ »éveil révolutionnaire » chez les intellectuels algériens, l’émir Khaled était perçu comme un personnage fascinant et intrigant à la fois. C’est lui qui avait réussi, près d’un siècle plus tôt, à imposer le concept de « Nation algérienne « .

Il y eut ensuite la création du PPA (Parti du peuple algérien), œuvre de Messali Hadj, du MTLD (Manifeste pour le triomphe des libertés démocratiques), qui avait précédé l’OS (Organisation spéciale, qui avait une vision d’ « action directe »), avant la création du CRUA (Comité révolutionnaire d’unité et d’action) qui allait aboutir au FLN et son bras armé l’ALN (Armée de libération nationale). Cette ALN qui a fait agenouiller la « puissante « France pourtant aidée par l’OTAN à tuer plus d’un million et demi de personnes.

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