1er mai en France: violences policières contre les manifestants – Le Jeune Indépendant
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1er mai en France: violences policières contre les manifestants

1er mai en France: violences policières contre les manifestants
Manifestation à Paris

Plus de deux millions de Français sont descendus dans les rues ce lundi pour le traditionnel défilé du 1er-Mai, associé cette année à une treizième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, mais en étant accueilli par une violence policière et des « casseurs » non identifiés qui s’étaient infiltrés parmi les manifestants.

« C’est un gros 1er-Mai », a lancé ce lundi en début d’après-midi le leader de la CFDT Laurent Berger. Il est en effet quasi-historique: 2,3 millions de personnes ont manifesté en France selon la Confédération générale des travailleurs (CGT) alors que comme à chaque fois le ministère français de l’Intérieur tente de minimiser les chiffres.

Il s’agit de la plus grande affluence pour un 1er-Mai depuis 2002 et la manifestation pour « faire barrage » à Jean-Marie Le Pen, alors au second tour de la présidentielle.

« Ce 1er-Mai est un des plus forts du mouvement social », s’était également félicité Sophie Binet, la nouvelle secrétaire générale de la CGT, rappelant que cette journée faisait aussi figure de treizième journée de mobilisation intersyndicale contre la réforme des retraites.

Cette fête des travailleurs « se déroule dans l’unité syndicale et rien que ça, c’est historique », s’est réjoui le secrétaire général de Forces ouvrières (FO), Frédéric Souillot.

A Paris, le cortège, émaillé d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, a rassemblé 550.000 personnes selon la CGT. Des images de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent les forces de l’ordre qui chargent les manifestants à coups de bâtons, de grenades de désencerclement et gaz lacrymogènes.

Un journaliste du Le Figaro, Mathieu Hennequin, a été touché par un résidu d’une grenade de désencerclement. Equipé de lunettes et d’un casque de protection, il se demande « ce qu’il en aurait été » sans cet équipement.

Les syndicats tournent leurs regards vers deux nouvelle dates: le 3 mai, lorsque les « Sages » se prononceront sur une deuxième demande de référendum d’initiative partagée (RIP) et le 8 juin, lorsqu’une proposition de loi du groupe des députés Liot abrogeant la réforme sera au menu de l’Assemblée.

Si dans la rue comme dans les sondages la colère reste vive, avec des « casserolades » qui accompagnent les déplacements de l’exécutif, au sein du gouvernement certains veulent croire « qu’on a passé le plus gros en terme de contestation » et que ce 1er mai « peut être le baroud d’honneur de l’interprofessionnel ».

La Première ministre, Elisabeth Borne, devrait envoyer des invitations aux syndicats « la semaine prochaine », selon Matignon, pour discuter de cette réforme qui est devenu une véritable fracture au sein de la société française.

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