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Culture

18e Festival culturel européen : Hejira show

18e Festival culturel européen : Hejira show

En avant-dernier concert dans le cadre du 18e Festival culturel européen en Algérie, la formation Hejira de Grande-Bretagne s’est produite sur la scène d’Ibn Zeydoun à Alger, dans la soirée de dimanche 21 mai, devant un public émerveillé.

C’est une véritable découverte, aussi bien pour le public algérois que pour le groupe Hejira lui-même qui expérimente une nouvelle scène, en dehors de ses bases de Grande Bretagne.

Groupe à caractère international (Ethiopie, Chili, Allemagne, Hongrie) dans sa composante, ses compositions sont jouées autour de la chanteuse et guitariste bassiste Rahel Debebe-Dessalegne. Cette artiste d’origine éthiopienne mène son ensemble dans un éclectisme surprenant.

De par leurs riches parcours respectifs, les musiciens sont d’un apport qui fait de leur musique un contenu d’une universalité probante.

La diversité de Hejira est inhérente aussi bien à la musique folk, qu’au jazz et au classique, sinon à la pop et au rock psychédélique, non sans harmonie et virtuosité dans le jeu. En vogue depuis sa création en 2010, ce groupe s’est vite impose sur la scène culturelle britannique, passant dans des villes comme Manchester, Nottingham, Brighton et Cardiff.

Il se stabilise dans son studio The House of Dreams dans le sud-est de Londres, consacrant son temps à écrire, répéter, enregistrer et filmer, ce qui va attirer l’attention d’un certain Matthew Herbert qui s’impliquera dans la production de ses enregistrements. Dès lors, une nouvelle aventure est enclenchée et le premier album Prayer Before Birth ((Prière avant la naissance) sortira en 2013. Les acclamations ne tardent pas et la critique est alors favorable.

D’autant que ce groupe produit un nouveau son, allant jusqu’à bénéficier de sessions avec des artistes émérites comme Amy Winehouse, Nitin Sawnhey et Tom Jones. Il y a également le single I Do not Belong To Anyone, l’un des titres de leur album The Lima Limo Ceremony, qui s’inspire d’un voyage en Ethiopie en 2016.

Un voyage qui s’apparente à un retour aux origines pour la chanteuse Rahel. Cette dernière apporte une grande dimension mystique et très subtile, notamment par sa voix singulière et des arrangements effectués en référence à la musique traditionnelle africaine.

La nomination de ce groupe relève aussi d’un caractère mystique, mais motivée par la sortie d’un album de Joni Mitchell en 1976, et en partie d’après le mot arabe hijra, c’est-à-dire un envol ou un voyage vers un lieu plus souhaitable. Ce qui est sûr, c’est que le voyage musical de Hejira est d’une grande fluidité aux sons de la guitare, de la basse et du clavier.

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