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Nationale

18 africains morts dans un incendie à Ouargla

18 africains morts dans  un incendie à Ouargla

Au moins 18 ressortissants subsahariens ont été tués et
51 autres blessés dans un incendie qui s’est déclaré, hier, dans un centre d’accueil pour refugiés et immigrants clandestins à Ouargla.

Un drame qui a suscité le déplacement du ministre de l’Intérieur Noureddine Bedoui, et poussé le ministère des Affaires étrangères (MAE) à mettre en place une cellule de crise. L’incendie, qui s’est déclaré vers 3 h du matin, a été « provoqué par la déflagration de plusieurs bonbonnes de gaz butane utilisées pour le chauffage », a fait savoir le lieutenant-colonel Karim Benzidane, de la Protection civile de Ouargla. Les éléments de l’armée et de la gendarmerie ont également pris part aux opérations de secours.

« Le commandement de la 4e Région militaire immédiatement mobilisé tous les moyens matériels et humains des unités de la santé militaire et de la gendarmerie », a indiqué un communiqué du MDN. L’incendie, qui s’est étendu à toutes les parties du centre, menaçait d’atteindre la cité universitaire des filles, adjacente au centre.

Les étudiantes ont dû évacuer leurs chambres, craignant une propagation du feu, notamment avec l’explosion des bombonnes de gaz projetées vers l’extérieur.

L’incendie a été circonscrit à l’aube par les éléments de la Protection civile qui ont découvert 18 corps sur le lieu du drame, après avoir sauvé d’autres occupants du centre coincés entre les flammes. Les blessés, souffrant de brûlures ou de blessures diverses, ont été évacués vers l’hôpital de la ville.

« Certains se sont blessés en sautant des fenêtres pour fuir », a indiqué la Protection civile qui a ajouté que les autres rescapés du sinistre ont été pris en charge par le Croissant Rouge.

Le centre faisait partie de ceux installés par le gouvernement pour regrouper les réfugiés et les clandestins subsahariens. En réaction à ce drame, la présidente du Croissant-Rouge algérien (CRA) Saida Benhabyles, a fait savoir que 600 réfugiés subsahariens occupaient le centre de Ouargla. Ils sont notamment originaires du Niger, du Mali, du Tchad, du Sénégal, de Gambie, du Nigeria et de la Sierra-Leone.

Suite à cet incendie, le ministre de l’Intérieur Noureddine Bedoui, qui effectuait une tournée à Constantine, s’est rendu à Ouargla pour s’enquérir de la situation et envisager les moyens de prendre en charge les réfugiés. De son côté, le ministère des Affaires étrangères a installé une cellule de crise afin de coordonner son action avec l’ensemble des institutions nationales concernées pour suivre l’évolution de la situation et l’identification des victimes. 

Depuis la vague des réfugiés nigériens en Algérie, les autorités ont installé 49 nouveaux centres d’accueil pour les regrouper avant de les reconduire à leur pays à la demande du gouvernement de Niamey. L’opération de rapatriement de quelque 3 000 nigériens ayant trouvé refuge en Algérie a été entamée en décembre 2014.

Le même mois, neuf réfugiés nigériens ont été tués dans un accident de la route alors qu’ils étaient en voie de reconduite vers leur pays. L’autocar qui les transportait est entré en collision avec un camion près de Ghardaïa, à 600 km au sud d’Alger. Toutefois, le programme de rapatriement peine à être établi compte tenu du fait que les réfugiés sont de plus en plus présents en Algérie.

Le Premier ministre du Niger, Brigi Rafini, a affirmé devant le Parlement que la majorité de ces déplacés vivaient de la mendicité en Algérie. En juin 2014, Amadou Marou, ministre de la Justice et porte-parole du gouvernement, a vu dans la présence de ces migrants un « déshonneur » pour son pays. 

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