17e Congrès euro-africain d’allergologie et d’immunologie : Focus sur la formation et l’échange d’expertises
Placé sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le 17e Congrès euro-africain d’allergologie et d’immunologie clinique, organisé jeudi à Alger, a constitué une tribune majeure pour présenter les nouvelles orientations de l’Algérie articulées autour du renforcement de la formation spécialisée, du développement de la recherche scientifique et de l’élargissement de la coopération internationale.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a annoncé plusieurs mesures destinées à consolider les capacités nationales. Il a notamment fait savoir que son département « a œuvré à la création d’un certificat d’études spécialisées (CES) en allergologie », afin d’accompagner les évolutions scientifiques rapides dans ce domaine. Dans le même cadre, il a précisé qu’un travail est en cours, en coordination avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, pour l’introduction d’un diplôme d’études médicales spécialisées (DEMS) en allergologie à partir de la saison universitaire 2026/2027.
Le ministre a également souligné l’importance de soutenir la recherche scientifique, affirmant que le secteur s’attelle à développer les spécialités médicales émergentes, évoquant le renforcement des laboratoires de recherche en allergologie au sein des établissements hospitalo-universitaires et des pôles d’excellence, afin de soutenir « l’innovation, le dépistage et l’amélioration de la prise en charge thérapeutique ».
Evoquant les enjeux de santé publique, M. Aït Messaoudène a rappelé que les maladies allergiques et immunitaires représentent « un défi croissant aux niveaux national et mondial ». Il a appelé à renforcer les partenariats scientifiques entre les établissements de formation et de recherche en Afrique, en vue de développer des collaborations durables. Dans cette perspective, il a exprimé le souhait que ce congrès constitue « un point de départ pour la conclusion d’accords de coopération tangibles », à travers des programmes d’échange de chercheurs et le jumelage de centres de référence entre l’Afrique et l’Europe, l’objectif étant de bâtir « un réseau scientifique durable au service de l’avenir de cette spécialité ».
En outre, le ministre a insisté sur l’importance d’intensifier les programmes de formation et de recherche conjointe, assurant que la coopération internationale permettrait d’optimiser la prévention, le diagnostic et la prise en charge des patients, tout en garantissant « l’accès aux traitements innovants ».
Prenant la parole, le président de l’Association algérienne d’allergologie et d’immunologie clinique et de l’Académie africaine d’allergologie et d’immunologie clinique, le Pr Habib Douagui, a exprimé sa gratitude au président de la République pour le soutien apporté au système de santé. Il a salué « l’engagement constant en faveur de la promotion de la recherche scientifique et de l’amélioration de la prise en charge des maladies chroniques ».
De son côté, le président de l’Organisation mondiale de l’allergie, le Pr Mario Morais Almeida, a estimé que le principal défi de la discipline réside désormais dans la capacité à garantir que les avancées scientifiques bénéficient réellement aux patients.
Moment fort de la rencontre, l’officialisation de la création de l’Académie africaine d’allergologie et d’immunologie clinique a été annoncée. Basée à Alger et présidée par le Pr Habib Douagui, cette structure aura pour mission de développer les programmes de prévention, d’améliorer la prise en charge des patients et de renforcer les capacités des professionnels de santé à travers le continent africain.