17e conférence de l’UPCI : Faire front contre l’islamophobie – Le Jeune Indépendant
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Nationale

17e conférence de l’UPCI : Faire front contre l’islamophobie

17e conférence de l’UPCI : Faire front contre l’islamophobie
© Riad Abada/Le Jeune Indépendant

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a appelé ce dimanche, à redoubler d’efforts pour trouver des formules permettant de lutter contre la discrimination systématique et les manifestations d’hostilité et de haine à l’égard des musulmans, entraînant une augmentation de la discrimination, de la marginalisation et de l’exclusion.

Dans un message, lu en son nom par le Président de l’Assemblée populaire nationale, Ibrahim Boughali, lors de l’ouverture des travaux de la 17e conférence de l’Union des conseils des pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (UPCI), le président Tebboune a affirmé la disponibilité de l’Algérie à accueillir un centre de recherche pour renforcer l’immunité intellectuelle face aux transformations numériques rapides auxquelles sont confrontées les sociétés islamiques.

Dans le même contexte, le chef de l’Etat a souligné la nécessité de « lancer une stratégie de coopération intellectuelle, électronique et cybernétique entre les États membres de l’Union », ainsi que la mise en place d’un « incubateur pour attirer et promouvoir les startups et les projets innovants au profit des jeunes ».

De son côté, le président du Conseil de la nation, Salah Goudjil, a indiqué que les pays arabes et islamiques doivent se retrancher du côté de la cause palestinienne contre l’agresseur sioniste, soulignant que l’Algérie cherche, à travers l’accueil de la 17ème Conférence de l’UPCI, à déterminer les positions et les engagements des pays participants pour faire face à cette situation. M. Goudjil a souligné notamment la « grande responsabilité » qui incombe aux pays et aux parlements arabes et islamiques face à la situation que traverse le peuple palestinien.

« Dans ce contexte, je me félicite de la position que l’Algérie a toujours adoptée à l’égard de la cause palestinienne », a-t-il dit, rappelant les points communs entre la lutte du peuple palestinien et celle qu’a menée le peuple algérien à l’époque coloniale. Des représentants de plus de 35 Parlements, dont 22 présidents, prennent part à cet évènement organisé par le Parlement algérien sous le thème « Le monde islamique et les enjeux de la modernisation et du développement ». La conférence vise à dégager des résolutions et des recommandations au service de la Nation islamique et à faire de l’organisation un fervent défenseur des peuples musulmans dans les fora internationaux. L’importance de cet événement a été signalée, tout au long des réunions préparatoires, par les participants qui ont salué « le grand rôle » qu’ont joué les hautes autorités algériennes pour garantir la réussite de la 17è session.

Lors des travaux des réunions préparatoires au niveau des différentes commissions, qui avaient débuté jeudi dernier, plusieurs dossiers et projets de résolution ont été examinés, à l’instar de la première commission, qui a examiné des projets de résolution sur les lieux islamiques sacrés dans les pays musulmans et non musulmans, notamment la protection de la Mosquée Al-Aqsa contre les menaces sionistes.

Dans une déclaration en marge de la réunion, le représentant du Parlement algérien à l’UPCI et membre du Comité permanent de la Palestine, Rachid Zine, a précisé que le dossier des lieux islamiques sacrés, à leur tête la Mosquée Al-Aqsa, avait été au centre du débat, notamment sur le plan juridique et humanitaire, ainsi que les incursions systématiques de l’occupation sioniste dans les lieux islamiques sacrés, soulignant que les participants avaient convenu de «la nécessité d’un soutien permanent à la cause palestinienne et aux lieux islamiques sacrés en Palestine, à El-Qods et à la Mosquée Al-Aqsa». Il a également été question, lors de la réunion, de la proposition algérienne de création d’un centre de sécurité intellectuelle et culturelle au niveau de Djamaâ El-Djazaïr, en tant qu’espace de dialogue islamique pour la mise en valeur de la civilisation, l’identité et la culture islamiques, a fait savoir l’intervenant.

D’autre part, le phénomène du terrorisme et de l’extrémisme religieux avait également été abordé lors des travaux, selon le chef de la délégation libanaise Kassem Hachem, soulignant que l’expérience algérienne dans la lutte contre ce phénomène «constitue un modèle pour les pays qui sont encore en proie au terrorisme et à l’extrémisme». Lors de la réunion, ajoute l’intervenant, le sujet de l’extrémisme religieux, le soutien au dialogue entre civilisations, la lutte contre les dangers de la xénophobie et de l’islamophobie dans le monde, à l’instar de ce qui s’est passé récemment en Suède et en Hollande, à travers la tentative de porter atteinte au Saint Coran, ont été évoqués.

Les participants ont également convenu à la réunion de la commission permanente spécialisée dans les affaires économiques et l’environnement, d’un ensemble de projets de décisions axés autour de la consolidation de la coopération en matière de protection de l’environnement, de la lutte contre le changement climatique et de la préservation des ressources en eau.

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