17 octobre 1961 : Pour que nul n’oublie la bastonnade parisienne
Le Palais de la Culture et des Arts Mohamed Boudiaf abritera durant plus de deux semaines des activités culturelles consacrées aux tragiques massacres du 17 Octobre 1961.
Plusieurs universitaires, des écrivains et des artistes entreront en action à partir de ce dimanche, 17 octobre, pour célébrer le 60eme anniversaire de la culture algérienne migrante. Au programme de cette importante manifestation, l’évocation des massacres perpétrés par la police française contre des algériens qui étaient sortis manifester pacifiquement en soirée du 17 octobres 1961 à Paris. Plus de 230 algériens seront assassinés, dont certains sont jetés à la Seine par une police parisienne raciste à souhait, dirigée par le sinistre préfet de police Maurice Papon.
En parallèle de cette commémoration pour ces massacres qui continuent encore d’endeuiller tout le peuple algérien, un séminaire national portant sur le thème de la littérature algérienne migrante sera organisé. En sus de ce séminaire, des expositions de livres, des spectacles théâtraux, la projection de films et des conférences ayant pour unique thème essentiel sur l’histoire algérienne sont au menu. Ainsi, plusieurs hommes de lettres, des chercheurs et des historiens ont été invités pour célébrer cet événement.
On notera la présence du recteur de l’université Badji Mokhtar, Manaa Mohamed, et de plusieurs universitaires provenant des quatre coins du pays, entrer autre Constantine, Alger, Batna, Tébessa, Tizi Ouzou, Skikda ; Oum-El-Bouaghi, Jijel et M’sila. Le professeur Mohamed Sari, de l’université d’Alger, animera une conférence portant sur le sujet « La littérature du livre, les migrants algériens et la révolution algérienne ». Le professeur Ali Khalif, de l’université d’Annaba abordera « La littérature migrante et la diplomatie culturelle » qui sera suivi par une autre conférence animée par le professeur Abdallah Hamadi et qui sera consacré au philosophe et écrivain migrant algérien, Mohand Tazerouf. Egalement sera présent le journaliste et écrivain Hmida Ayachi qui abordera une communication sur « Mohamed Boudia et Ghassan Kanafani : deux facettes d’une même révolution ». Le professeur Fayçal El Ahmar, université de Jijel, abordera également un thème sur « la migration littéraire algérienne et l’apparition de l’imagination scientifique ».
La mémoire de Malek Benabi, l’illustre penseur algérien, sera présente à travers une communication intitulée « La littérature migrante algérienne via l’expérience de Malek Benabi » et qui sera animée par le professeur Tarek Tabet, de l’université de Batna. Le professeur Kamilia Bechiri, de l’université de Skikda développera quant à elle une conférence sur l’œuvre de Kamel Daoud « Meursault contre- enquête : une écriture de la reconnaissance ».
Par ailleurs, et jusqu’au 1er novembre prochain, le Cours de la Révolution abritera une grande exposition de livres avec la participation de plusieurs éditeurs et auteurs. Aussi, il est prévu l’organisation de plusieurs soirées musicales en tous genres, malouf, chaabi, pop et autres. Tout cela, pour que nul n’oublie le 17 octobre 1961, le jour où la France coloniale avait assassiné plusieurs dizaines d’algériens innocents.