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Nationale

15 millions d’euros pour l’aquaculture et la pisciculture

15 millions d’euros pour l’aquaculture et la pisciculture

Une enveloppe de 15 millions d’euros a été allouée au programme d’appui à la diversification de l’économie pour le développement des activités de la pêche et de l’aquaculture (DIVECO 2) signé entre l’Algérie et l’Union européenne (UE), a indiqué hier le chef de délégation de l’Union européenne en Algérie, John O’Rourke.

Le secteur de la pêche et de l’aquaculture en Algérie présente des potentialités importantes de diversification de l’économie et de création d’emplois, avec une façade maritime de 1 620 km.

John O’Rourke a souligné, lors du séminaire de présentation du programme (DIVECO 2), que la pêche et l’aquaculture peuvent jouer un rôle déterminant pour contribuer à la croissance nationale et au développement durable. 

Pour cela, le DIVECO 2 a été élaboré, selon l’interlocuteur, dans le but d’augmenter la contribution du secteur de la pêche et de l’aquaculture à la diversification économique du pays par le développement durable et l’amélioration des performances économiques. A ce titre il s’inscrit pleinement dans le cadre du plan national Aquapêche 2020.

Touchant trois wilayas pilotes, à savoir Aïn Timouchent, Skikda et Sétif, ce programme, qui s’étalera sur les deux prochaines années (2017-2018), est encadré par une unité d’appui constituée de cinq experts permanents de l’UE et d’autres non permanents qui effectuent des visites de prospection et de diagnostic dans ces wilayas, a-t-il fait savoir.

Pour ce qui est des résultats attendus, l’interlocuteur évoque le renforcement des capacités d’encadrement et de gestion devant contribuer à la consolidation d’une stratégie pertinente, la promotion et la valorisation des filières par l’accompagnement de la gestion durable des ressources, l’amélioration de la qualité des produits, la distribution et la commercialisation ainsi que le renforcement des capacités des organisations professionnelles.

Pour sa part, le directeur général de la pêche et de l’aquaculture, Taha Hamouche, a tenu à souligner que ce programme va contribuer énormément à la réalisation du programme du gouvernement qui vise à l’augmentation de la production nationale, « notamment en matière de poisson, que ce soit en matière de pêche artisanale, d’aquaculture ou d’investissement dans l’aquaculture », a-t-il fait savoir. Le responsable signale qu’il existe une forte demande sur le poisson en Algérie, mais l’offre n’est pas suffisante, regrette-t-il. 

« Le programme du gouvernement existe et l’assistance de l’Union européenne est précieuse.
A travers cette contribution, nous aurons l’assistance technique, les formations et tout ce qui pourrait contribuer à augmenter la production nationale », a indiqué M. Hamouche.

Pour rappel, la côte algérienne compte plus de 60 ports et abris de pêche pour une flottille de plus de 5 034 bateaux et 48 000 inscrits maritimes. La production moyenne de poissons frais est de 100 000 tonnes par an, dont plus de 70 % de petits pélagiques. Les zones côtières et les nombreux barrages et retenues collinaires présentent un important potentiel de développement de l’aquaculture marine et d’eau douce.

Le gouvernement algérien a engagé une politique de réhabilitation et de restructuration du secteur de la pêche et de l’aquaculture, considérée comme stratégique pour la diversification de l’économie. La marge de développement du secteur est considérable au regard de sa contribution encore modeste au PIB (entre 0,6 et 0,8 % selon les années). 

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