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Nationale

15 ans de prison pour «Houdaifa» le sanguinaire du GIA

15 ans de prison pour «Houdaifa» le sanguinaire du GIA

C’est sous haute surveillance que le terroriste El Paz El Bachir, alias « Houdaifa », a été traduit devant le président du tribunal criminel d’Alger de première instance, en l’occurrence Abdeslam Rachid.

Contrairement aux autres présidents des trois tribunaux d’Alger, Blida et Boumerdès lors des premiers jugements, Abdeslam Rachid a pu, en un laps de temps relativement court, soustraire de fracassantes déclarations et des aveux au mis en cause sous l’étonnement de son avocate, maître Boumerdassi Hassiba, qui a changé la tactique de sa plaidoirie à la toute dernière minute.

Le président a pu, grâce à son savoir-faire et à sa sagesse, faire parler l’inculpé qui purge déjà une peine à perpétuité pour s’être rendu coupable dans plusieurs attentats sanglants au niveau de la capitale, notamment dans l’assassinat de deux policiers à la gare routière du Caroubier et de deux gardes communaux non loin du siège de la sûreté urbaine d’El Hamiz, durant la décennie noire. L’incriminé, qui a perdu la vision de l’œil droit alors qu’il s’apprêtait à déposer un engin explosif en plein centre des

Eucalyptus au début des années 2000, après avoir bénéficié des dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation nationale initiée par le président de la République Abdelaziz Bouteflika, a fini par être condamné lundi dernier à 15 ans de réclusion criminelle.

Le bourreau, lequel a été reconnu coupable d’appartenance à un groupe terroriste activant à l’intérieur du pays, s’est longuement étalé sur son passé au sein des groupes armés à l’instar de la phalange de la mort et du GIA.

Le condamné a fait par ailleurs savoir aux membres du tribunal criminel d’Alger, c’est-à-dire aux juges sans la présence des membres du jury, conformément aux nouvelles dispositions du code de procédure pénale, qu’il a repris l’activité terroriste au lendemain de sa libération au début de l’année 2000 et a tenté de réorganiser le groupe auquel il appartenait, tout en précisant que même ses acolytes activaient dans plusieurs quartiers populaires, notamment à Bachjarah, Bab El Oued et Belcourt.

Le procureur général a requis 20 ans de réclusion criminelle contre le mis en cause, arguant que toutes les preuves légales et matérielles relatives à l’accusation sont formelles, notamment en ce qui concerne l’intention criminelle de l’inculpé d’attenter aux vies humaines, notamment des services de sécurité.

Coincée par les aveux de son client, Me Boumerdassi Hassiba a affirmé au cours de sa plaidoirie que le mis en cause a déjà comparu et a été condamné pour création d’un groupe terroriste ayant pour objectifs, entre autres, de déstabiliser la situation sécuritaire et de créer un climat de psychose au sein de la population, et ce par le dépôt d’engins explosifs, et qu’il ne pourrait plus être poursuivi en matière criminelle pour adhésion à un groupe terroriste activant à l’intérieur du pays.

Cette dernière n’introduira pas un appel au tribunal criminel de deuxième instance pour la simple raison que cette procédure ne changera rien dans la vie de l’inculpé.

Il convient de signaler que l’incarcéré de la prison d’El Harrach a participé dans plusieurs attentats meurtriers dans les wilayas de Boumerdès et de Bouira et portait aide et assistance aux groupes armés qui se réfugiaient dans les monts de Sid Ali Bounab et de Z’barbar .

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