13e Festival de la chanson chaâbi: les qcidates ressuscitées – Le Jeune Indépendant
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Culture

13e Festival de la chanson chaâbi: les qcidates ressuscitées

13e Festival de la chanson chaâbi: les qcidates ressuscitées

Lors de l’ouverture de la 13e édition du Festival culturel national de la chanson chaâbi, jeudi soir, au Palais de la Culture Moufdi-Zakaria, la ministre de la Culture et des Arts Soraya Mouloudji a souligné l’importance d’archiver cette musique afin de la préserver contre la falsification et de la part de certaines parties malintentionnées.

Dans son allocution, la ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, représentée par le directeur principal de la distribution de la production culturelle et artistique Ismaïl Inezarene, a souligné l’importance de ce festival pour la préservation et la valorisation du patrimoine chaâbi. « Il est impossible de parler de la chanson populaire sans évoquer avec les grands noms qui ont transformé ces poèmes en de magnifiques créations musicales et vocales, à l’instar de Cheikh El Anka, El Badji, Amar Ezzahi, El Hachemi Guerouabi et bien d’autres », a-t-elle affirmé.

Elle a insisté sur la nécessité d’archiver ce riche héritage afin de le protéger contre l’oubli et la falsification. « Notre objectif est de valoriser et diffuser ce patrimoine ancestral, le faisant sortir de son cadre local pour le porter sur la scène artistique internationale. Et cela grâce aux efforts déployés, en suivant une méthodologie rigoureuse basée sur la recherche scientifique et l’investigation historique menée par des professeurs et des experts », a-t-elle précisé.

Il est grand temps, selon Mouloudji, de faire passer ce riche héritage de la tradition orale, sur laquelle il repose depuis son origine, à l’étape de la documentation et de l’archivage. « Cette démarche permettra de garantir sa crédibilité académique auprès des instances internationales, d’éviter son oubli et sa perte, et de le protéger contre toute falsification de la vérité historique par des parties malintentionnées ».

Mouloudji a, aussi, expliqué que « ce festival vise à renforcer les liens entre notre présent et notre glorieux passé. Elle a aussi souligné la dimension profonde de la chanson Chaabie, car « elle est liée à la mémoire d’une nation, à son histoire et à l’identité de ses générations ».

Le commissaire du festival, Abdelkader Bendameche, a souligné que « le Festival est bien plus qu’une simple découverte de talents. Il se veut être un véritable conservatoire national pour la préservation et la valorisation de ce patrimoine musical typiquement algérien ».

« Le festival met en place un programme pédagogique complet pour développer les connaissances et les compétences dans le domaine de la musique et de la chanson populaire, et du poème melhoun en particulier. Cet objectif vise à garantir la transmission de ce savoir-faire aux générations futures », a-t-il fait savoir.

La soirée s’est ouverte avec la prestation de Azzouz Abdelghani, lauréat de l’édition 2014, qui a dédié une chanson à Gaza, qui subit depuis plusieurs mois des crimes de guerre.

La compétition officielle a débuté avec brio, mettant en lumière plusieurs jeunes talents venus des quatre coins du pays. Nabil Achou de Ghardaïa a interprété l’assistance « Rabi yeqwa » en dialecte mozabite. Le public a ensuite apprécié la voix prestation de Ziad Boulahlib de Médéa qui a chanté « Rani mawloue belhwa » du célèbre poète Mahboub Stambouli.

Azouaou Mohamed Ouramdane Allouach de Tizi Ouzou a quant à lui offert une magnifique prestation de la chanson « Izriw yeghlev lehmali » du grand maître El Hadj M’hamed El Anka. Quant à Sabriya Bouadjedj de Mostaganem, elle a clôturé cette première partie avec un Istikhbar dans le mode sika suivi d’une qsida de Sidi Lakhdar Ben Khlouf intitulée « ya zayrine mohammed ediw essalam ».

La soirée a été, aussi, marquée par un hommage au maître Hadj Menouar. Une vidéo retraçant son parcours a permis au public de redécouvrir sa contribution immense à cet art ancestral.La soirée s’est terminée avec Mehdi Tamach qui a interprété « hada echaraf ».

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