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Nationale

11e vendredi de marches pacifiques : Les revendications du peuple montent d’un cran

11e vendredi de marches pacifiques : Les revendications du peuple montent d’un cran

La barre des revendications du peuple semble atteindre son summum le 11e vendredi de manifestations citoyennes. En effet, après s’être attardé pendant plusieurs semaines sur le départ du chef de l’Etat par intérim Abdelkader Bensalah, le peuple dépasse les trois « B » pour avoir dans son collimateur le vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaid Salah(AGS).

A voir les pancartes et banderoles brandies hier, les marcheurs donnent visiblement l’impression de « rompre » avec le fameux slogan « Djaich, Chaâb khawa khawa. » (L’armée et le peuple ensemble) qui régnait lors des premiers vendredis. Une réalité qui se fait sentir à travers les slogans scandés, tels « Sory …sory sory Gaid Salah, chaâb machi djayeh, koulna tatnahaw gaâ » (désolé désolé désolé Gaid Salah, ce peuple n’est pas dupe, nous avons dit de partir tous), « Gaid ne trahissez pas les Algérien », « maladdi youkhifok ya Gaid Salah litafîl 7, 8 ? » (Qu’est-ce qui vous fait peur Gaid Salah pour actionner 7 et 8 », lit-on sur une des pancartes. De ce fait, l’institution que nombre de spécialistes considèrent un accompagnateur incontournable et le facilitateur de la transition démocratique n’est-elle pas devenue une embûche au processus de changement en Algérie ?

Farid, un des marcheurs rencontrés à Alger-Centre, estime que « l’armée doit se tenir à l’écart de la politique et son rôle étant d’accompagner la période de transition et protéger le peuple ». De son côté, Amina voit qu’« aujourd’hui le peuple se sent trahi. Car le chef de l’état-major n’a pas cessé de rappeler la satisfaction des revendications du peuple et de le protéger contre la bande des voleurs. Et de poursuivre : « Il avait à un certain moment appelé à l’application des articles 7 et 8, mais là on sent qu’il a changé de position en faveur des têtes contestées », regrette-t-elle.

Il est maintenant clair que le peuple rejette les élections présidentielles prévues le 4 juillet, car il a l’impression qu’une échéance aussi cruciale s’organise dans la précipitation et en l’absence d’un climat idoine pour ce faire. L’institution militaire appelle au dialogue comme issue à la crise politique, mais sans préciser les parties censées y prendre part. N’est-il pas temps pour l’armée d’être plus précise et être attentive aux initiatives entreprises par plusieurs groupes de personnalités, en vue d’engager le dialogue de manière sérieuse et fructueuse à même de trouver une solution consensuelle.

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