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Nationale

10 000 contrebandiers arrêtés en dix ans

10 000 contrebandiers arrêtés en dix ans

Dès l’annonce de la hausse des prix du carburant à partir de l’année prochaine, les contrebandiers ont redoublé dans le trafic, que ce soit pour doubler leurs stocks ou pour multiplier les ventes, vers le Maroc notamment.

Pour ce faire, les gros contrebandiers ont eu recours à de nouvelles recrues pour renforcer leur trafic, souvent avec des complicités au sein des stations-service proches des zones frontalières. Ce trafic juteux a poussé les GGF à redoubler de vigilance. En dix ans
10 000 contrebandiers ont été déférés devant la justice.

Les prix des carburants seront augmentés dès l’année prochaine. En face, la contrebande des carburants a fortement augmenté. Le nombre des contrebandiers a accru aussi y compris les grosses quantités des carburants qui sont volées ou vendues avec complicité de beaucoup de propriétaires des stations-service des zones frontalières avant d’être transférées illégalement vers les pays voisins.

Les Gardes-frontières (GGF) sont passés à la vitesse extrême dans le cadre de la lutte contre la contrebande. Une lutte à laquelle participe, désormais, des troupes de l’ANP du fait de la montée très inquiétante du fléau de la contrebande des carburants dans les zones frontalières du pays.

Selon les gendarmes, le trafic de carburant est un fléau à combattre avec beaucoup de rigueur, d’autant qu’il a dévasté l’économie nationale y compris la société nationale de commercialisation et de distribution de produits pétroliers (Naftal) qui, par la voie de son P-DG, en l’occurrence Hocine Rizou, ce sont plus de 2 millions de tonnes des carburants qui sont transférés illégalement, chaque année, hors du territoire national.

Un trafic qui de plus en augmentation ce qui a engendré, chaque année, des pénuries en série des carburants dans les stations-service de plusieurs wilayas du pays.

Entre 2005 et 2015, plus de 10 000 contrebandiers ont été arrêtés et plus de 10 millions de litres de carburant ont été saisis dans le cadre de la lutte contre les réseaux de la contrebande. Toutefois, malgré ces résultats acquis dans les zones frontalières, le fléau est resté intact et la capacité de la contrebande est toujours puissante.

Chaque année une moyenne d’arrestation de 1000 contrebandiers de carburant est recensée par les forces de sécurité (GGF, Douanes, PAF et ANP).

Mais durant les deux années passées, le nombre a doublé. Les contrebandiers arrêtés sont dans la plupart des jeunes personnes âgées entre 18 et 45 ans. Natifs des régions frontalières, notamment de Maghnia, Bab El Aâssa à l’ouest du pays, de Tébessa et El Tarf à l’est du pays et Timiaouine, Bordj Badji Mokhtar et Debdeb au sud du pays. Toutes les frontières sont en alerte, du moment où la contrebande du carburant a atteint son paroxysme.

« Nous sommes omniprésents dans les frontières et nous n’avons jamais baissé les bras et nous continuerons notre lutte contre toute forme de contrebande qui rentre dans le cadre du crime organisé », a expliqué une source proche de la Gendarmerie Nationale.

En effet, le trafic de carburant a récemment pris une ampleur phénoménale ciblant plusieurs frontières du pays. De l’Est tout comme à l’Ouest voire même au Sud, les frontières algériennes ont été infestées par les réseaux de la contrebande, non seulement en carburant mais de tout.

Qui sont ces contrebandiers ? Comment les réseaux de trafic arrivent-ils à recruter de jeunes contrebandiers, certains âgés à peine de 18 ans ? Pour la gendarmerie Nationale, les opérations qui ont été menées par les gardes-frontières (GGF) durant des années ont montré que la plupart des contrebandiers sont sans profession.

Des chômeurs âgés entre 18 et 40 ans passent à contrebande pour se faire de l’argent. « Parmi les 817 contrebandiers que nous avons interpellés ces derniers six mois avec leurs véhicules et les marchandises, 65% sont âgés entre 18 et 40 ans, alors que 66% des contrebandiers sont des célibataires, alors que 60% sont des chômeurs », avait révélé un colonel de la Gendarmerie de Tlemcen. 

Face à cette situation sociale des plus difficiles des jeunes sans profession, les réseaux de trafic de carburant et autres marchandises illégales ont investi dans la jeunesse algérienne issue des villes frontalières du pays afin de les convaincre et les enrôler pour devenir de nouveaux contrebandiers.

Pis, beaucoup de jeunes Algériens, qui résident dans les villes frontalières, à l’image de Maghnia (Tlemcen) ou à l’Est à Tébessa, dès qu’ils bouclent l’âge de 18 ans recourent aux auto-écoles pour passer le permis du poids lourd.

Quel est leur objectif ? C’est en passant le permis de poids lourd, dès cet âge, qu’ils arrivent à avoir une chance de devenir un nouveau contrebandier et gagner jusqu’à 7 millions de centimes pour chaque mission d’acheminement de carburant vers la Tunisie, le Maroc, la Libye, le Mali, le Tchad et le Niger.

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