21 terroristes de l’EI tués dans des raids russes en Syrie
Au moins 21 terroristes du groupe Etat islamique (EI) ont péri dans plus de 100 frappes menées par l’aviation russe dans différentes régions de Syrie, a indiqué samedi l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
L’ONGONG Une organisation non gouvernementale (ONG) est une association à but non lucratif, d'intérêt public, qui ne relève ni de l'État, ni d'institutions internationales a fait état de 21 terroristes tués dans « au moins 130 frappes aériennes (…) menées au cours des dernières 24 heures par l’aviation russe et ciblant l’organisation Etat islamique ».
Les frappes ont été menées « dans une zone à cheval sur les provinces d’Alep, Hama et Raqa » dans le nord de la Syrie, ainsi que « dans le désert des régions de Homs (centre) et de Deir Ezzor (est) ».
Selon l’Observatoire, la moitié des terroristes ont péri dans les frappes sur Deir Ezzor. Les raids, qui se sont poursuivis samedi matin, font suite à une série d’attaques menées vendredi dans ces mêmes régions par l’EI contre les forces de l’armée régulière et ses alliés.
Malgré la chute en mars 2019 de son « califat », qui avait été proclamé en 2014 sur la Syrie et l’Irak, l’EI dispose toujours d’un réseau de combattants qui mènent des attaques meurtrières en Syrie.
Des combats de plus en plus réguliers entre les terroristes et l’armée syrienne, appuyée par ses alliés, ont eu lieu ces derniers mois dans le désert de la Badiya, qui s’étend de la province centrale de Homs jusqu’à celle de Deir Ezzor, à la frontière avec l’Irak.
Selon un rapport de l’ONU publié début février, le groupe terroriste disposerait de « 10.000 combattants actifs », dont « quelques milliers » d’étrangers, en Syrie et en Irak.
Déclenchée en mars 2011, la guerre en Syrie a fait plus de 387.000 morts et déplacé des millions de personnes. Elle s’est complexifiée au fil des ans, avec l’intervention de plusieurs puissances étrangères et la montée en puissance de groupes terroristes.
La Russie soutient les forces gouvernementales syriennes depuis 2015, et grâce à cet appui crucial, Bachar al-Assad a pu reprendre une grande partie du territoire qu’il avait perdu au début du conflit.