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présidentielle 2019 : Tebboune-Benflis, un duel par procuration

27 septembre 2019 | 19:35
Tebboune Benflis Boualem Alami

C’est pratiquement confirmé : la prochaine élection présidentielle prévue le 12 décembre sera, sur l’échiquier politique, un duel direct et épique entre deux ex-Premiers ministres : Abdelmadjid Tebboune, évincé sans ménagements par Bouteflika en août 2017, et Ali Benflis, également débarqué en 2002 par le même.

Si pour les observateurs, ces deux « politiques » étaient déjà pressentis pour animer la présidentielle à laquelle tient le chef d’état-major Gaid Salah pour résoudre la crise politique et de gouvernance actuelle, il n’en demeure pas moins qu’ils restent deux cartes stratégiques dans le jeu d’influence entre clans proches du pouvoir.

Le cas de Tebboune est patent et hautement significatif de ce que la « vox populi » avait prédit dès la convocation, le 15 septembre dernier, du corps électoral par le chef de l’Etat Abdelkader Bensalah. A savoir que l’ex-éphémère Premier ministre, qui représente une partie du pouvoir, allait fatalement se porter candidat à cette présidentielle.

Le nom de Tebboune avait déjà été susurré au lendemain de cette annonce, qui impliquait l’organisation de l’élection présidentielle pour le 12 décembre. Fatalement, l’homme était en phase de résurgence politique, comme une sorte de « Sphinx » ranimé pour reprendre d’improbables batailles politiques inachevées.

Immédiatement après le retrait des formulaires de candidature, il a eu ces réponses aux questions des journalistes sur le fait qu’il avait travaillé avec l’ancien régime de Bouteflika : « Ce que demande le Hirak, moi j’ai été le premier à le demander. Et j’en ai souffert. J’ai été personnellement puni, mon fils a été puni. Ce n’est pas suffisant ? Au palais du Gouvernement, mon portrait a été enlevé. Nous étions les premiers, dans des conditions difficiles. Des sanctions nous ont été infligées qui pouvaient mener à des choses dangereuses », a-t-il dit. « Toute ma vie, c’était pour la classe moyenne ».

Disparu des radars politiques, absent même depuis l’apparition du Hirak, Tebboune, qui ne s’est jamais impliqué dans le mouvement populaire, revient au-devant de la scène politique, mais avec des propos qui laissent à penser qu’il a été une des victimes du système de gestion du pouvoir par Bouteflika. Une autre partition de la victimisation que sont en train de jouer certaines figures des gouvernements successifs depuis 2000.

Le chef du parti Talaie El Hourryet, Ali Benflis, s’est de son côté affranchi de ses hésitations politiques et annoncé, également jeudi qu’il était partant pour les élections présidentielles de décembre prochain. Et, en même temps, accentué le duel entre anciens Premiers ministres du président Bouteflika.

Benflis, qui s’est retiré des deux dernières élections présidentielles (2009-2014) pour dénoncer des élections « pipées » par le régime politique mis en place par Bouteflika à travers son alliance présidentielle (FLN, RND, TAJ et MPA), semble cette fois décidé à s’engager dans la bataille politique pour donner, quelque part, une autre crédibilité à une présidentielle déjà boycottée par l’opposition, la société civile et les ONG.

Pour justifier sa candidature alors que les arrestations de manifestants et de figures de l’opposition ne se sont pas arrêtées, et au lendemain du verdict du procès des quatre (Said Bouteflika, les généraux Toufik et Tartag et Louisa Hanoune), Benflis a souligné que « l’effervescence et la dangereuse polarisation qui caractérisent la scène politique à l’approche de l’échéance électorale présidentielle nous commandent de la prudence, de la maîtrise de soi, pour ne pas nous laisser entraîner dans des ‘’débats marginaux’’ qui nous dévient de nos objectifs. »

« Les enjeux de ce scrutin nous dictent de placer l’intérêt du pays au-dessus de toute considération partisane », explique Benflis, cité par un communiqué de son parti.

Ayant eu le feu vert de ce dernier pour postuler à la candidature à la présidentielle, il a souligné avoir été « investi de l’honneur et de la responsabilité de porter haut le projet de rénovation nationale ».

Polémiste, il a comparé la candidature de Tebboune à un 5e mandat sans Bouteflika. De son côté, Tebboune a répondu que (Benflis) « est libre de dire ce qu’il veut ».

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