En dehors des complexes et des hôtels, les modestes bourses se rabattent tant bien que mal sur les dizaines de kilomètres de plage de Béjaïa. Mais celles-ci sont devenues inabordables pour nombre de familles, du fait que des cohortes de jeunes ont occupé tous les espaces et squatté tous les accès à la mer, notamment du coté de Tichy et de Boulimat.
Ces squatteurs guettent, assis sous un parasol, la moindre voiture, pour imposer des tarifs d’accès à la plage variant entre 30 et 50 DA. Certains jeunes vous exhibent même des documents qui seraient signés des P/APC des communes concernées, ainsi que des tickets d’entrée imprimés en bonne et due forme… mais où il manque quand même le cachet officiel.
Ou vous payez ou vous rentrez chez vous ! Et les automobilistes récalcitrants sont vite ramenés à la «raison».
Il y a lieu de signaler que certains élus consenteraient à ce que soient loués, pendant toute la durée de la période estivale,
certains espaces comme les
pistes d’accès à la mer et une place sur la plage que des jeunes sillonnent à longueur de journée pour vendre des cigarettes, des glaces, des journaux, du café, du thé et bien d’autres produits alimentaires.
Certains, privilégiant l’aspect touristique, vous proposent de prendre des photos à dos de
chameau ou à cheval.
Toutes ces petites activités saisonnières sont motivées le plus souvent par la situation sociale de ces jeunes, pour la plupart des lycéens ou des étudiants en quête d’argent de poche que leurs parents ne peuvent honorer, la prochaine rentrée scolaire et le ramadan pointant à l’horizon, avec toutes les dépenses que cela nécessitera. Ainsi va l’été à Béjaïa, on se débrouille comme on peut et tout le monde trouve plus ou moins son compte. M. B.
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