Ainsi, depuis le début de cet été, c’est un rythme tout à fait nouveau qui a été imposé à la vie dans cette région ouest devenue, l’espace d’une saison estivale, le lieu privilégié d’estivants venus de plusieurs wilaya du pays et de l’étranger. Les voitures immatriculées 16, 25, 44, 02, 15, 34, 40, 19, 35, 10, 28, 17 ainsi que les immatriculations française, allemande, suisse, belge et autres sont les signes fort révélateurs de cette affluence qui fait drainer les foules de vacanciers venus, en campeurs ou en simples touristes, profiter d’un séjour en cette belle région ouest aux vertus naturelles encore vierges.
Cette affluence a encore davantage pris les allures d’une ruée sur les plages de cette région qui semble désormais s’adapter à un train de vie imposé par ces amoureux de la mer qui viennent dénicher un coin de repos, qu’ils payent, hélas ! parfois au prix fort sur des plages aussi célèbres que celles de la commune de Sidi Ghilès, Hadjert Ennous, Gouraya et Damous, pour n’évoquer que ces parties de cette région qui s’étendent sur plusieurs kilomètres.
Le manque de structures d’accueil et d’hébergement n’a pas dissuadé tous ces estivants à venir en masse profiter d’un séjour tout à fait mérité sur une côte qui donne l’impression d’avoir retrouvé toute sa splendeur à la faveur d’un retour au calme de toute une région qui a tant subi les affres de l’insécurité et de la terreur.
Les patrouilles de motards de la Gendarmerie et de la Sûreté nationales, ainsi que la présence des éléments de ce corps sur les plages, rassurantes à plus d’un titre pour les estivants, sont d’ailleurs le signe d’un retour à la quiétude d’un littoral qui n’a d’autres gages à offrir à ses visiteurs pour les rassurer que cette intense activité touristique qui le caractérise désormais. Les terrasses des cafés tout comme les restaurants pleins de clients qui s’impatientent à déguster un repas ou se rafraîchir par une boisson ou une glace sont également un motif de bonheur pour les tenanciers de ces commerces qui semblent bien évidemment profiter de cette aubaine estivale pour faire marcher leurs affaires.
Quant à ceux ayant des appartements à proposer à la location, ils ont l’embarras du choix devant les demandes pressantes qu’ils reçoivent, particulièrement en ce mois de juillet, de la part de certains estivants qui préfèrent venir en famille louer un lieu d’hébergement près de la plage, au lieu d’aller s’encombrer dans un hôtel de la commune de Tipasa ou de celle de Douaouda. Visiblement à l’aise sur le plan pécuniaire, certains de ces estivants, nombreux d’ailleurs à opter pour ce mode de location des appartements, n’ont pas hésité ainsi à mettre la main à la poche pour s’offrir un appartement payé en moyenne 40 000 DA pour une quinzaine de jours tout près de la mer.
Autant dire que ni ces prix exorbitants, ni ce manque fort déplorable de structures touristiques en cette région ouest n’ont entamé l’activité estivale sur des plages dont toute la wilaya peut tirer profit, si elles arrivent un jour à être rentabilisées par des projets d’investissements à la hauteur de leur réputation.
Mohamed Lalaoui
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