Six ONG françaises et sahraouies ont rendu public un communiqué dénonçant fermement l’énième atteinte aux droits des citoyens sahraouis injustement incarcérés et condamnés sans motifs.
«Nous dénonçons ces condamnations iniques par des tribunaux des forces d’occupation qui n’ont aucune légitimité. Nous alertons une nouvelle fois les autorités françaises, européennes et internationales pour faire cesser le harcèlement judiciaire des défenseurs sahraouis des droits de l’homme et protéger le droit des Sahraouis d’exprimer pacifiquement leur opinion sans crainte de représailles », ont souligné ces six ONG. Les rédacteurs du communiqué ont précisé que «la Cour d’appel d’Agadir a confirmé le 24 juin, et même, dans certains cas, aggravé les peines de prison infligées en première instance à des défenseurs sahraouis des droits de l’homme dont certains ont mené une très longue grève de la faim». «Les 9 membres du groupe dit de «Mohamed Yahia» ont été condamnés à de lourdes amendes et à des peines de prison ferme allant de 1 à 15 ans. Les autres membres du groupe des trois ont été condamnés à 4 ans, peine doublée par rapport à la première instance», rappelle le document, précisant que la justice marocaine leur reproche d’avoir participé à des manifestations pacifiques pour dénoncer la répression contre la population sahraouie qui revendique son droit à l’autodétermination. Les signataires du communiqué n’ont pas hésité à lier ces lourdes condamnations à la nouvelle tournée effectuée dans la région la semaine dernière par le médiateur onusien Christopher Ross. Pour elles, il s’agit vraisemblablement d’un message clair à la communauté internationale pour signifier que le régime alaouite n’a aucune intention de respecter les résolutions des Nations unies, ni les conventions internationales sur la protection des défenseurs des droits de l’homme. Les rédacteurs du communiqué considèrent par ailleurs qu’«il est urgent que les Nations unies mettent en place un mécanisme spécial de surveillance des droits de l’homme dans les territoires occupés, comme l’ont demandé les associations internationales Human Rights Watch et Amnesty international ainsi que la délégation ad hoc du Parlement européen». Y. M.
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