Dûment mandaté par la centrale syndicale à la tête d’une commission composée de 7 membres, le porte-parole des travailleurs de l’entreprise ArcelorMittal, M. Kouadria Smaïn, a ouvert, hier à 14 heures, le processus des négociations avec l’administration de l’entreprise autour des 11 points contenus dans la plateforme des revendications portant, notamment, la révision des salaries et l’amélioration des conditions de travail, deux points sur lesquels aucune concession n’est envisageable, encore moins pour le restant des autres revendications.
C’ est ce qu’a fait savoir le numéro un du syndicat du complexe sidérurgique d’El-Hadjar lors d’un rassemblement organisé lundi dernier de plus de 5 000 travailleurs. Soucieux des intérêts socio-professionnels des travailleurs, les syndicalistes d’ArcelorMittal ont clamé haut et fort devant les travailleurs qu’à défaut de la satisfaction de leurs revendications, ils recourront à une grève générale illimitée. «Nous déclencherons une grève générale illimitée le 6 juillet prochain en cas d’échec.» C’est avec ces termes que le porte-parole des travailleurs a tenu à lancer un signal fort à l’adresse des responsables d’ArcelorMittal afin de revaloriser les salaires, une revendication de deux organes, syndicat et CP, qui mènent en concert une nouvelle politique d’assainissement et de rationalisation des dépenses. «C’est une occasion en or pour démarrer sur des bases saines et solides», a déclaré le représentant des travailleurs. Ainsi, Kouadria Smaïn n’a pas mâché ses mots concernant le devenir de l’entreprise ArcelorMittal Annaba en présence des milliers d’ouvriers du complexe sidérurgique d’El-Hadjar. Par ailleurs, ces négociations seront difficiles. D’un côté, ArcelorMittal qui ne veut pas entendre parler d’importantes augmentations salariales arguant la crise financière mondiale qui a occasionné à l’entreprise d’importants manques à gagner et de l’autre les syndicalistes qui veulent arracher coûte que coûte des «augmentations salariales consistantes», car, pour eux, les travailleurs «ont trop attendu». Au moment où nous mettons sous presse, rien n’a filtré sur les négociations qui se poursuivent et pourraient se prolonger tard dans la soirée. Samir Benamara |