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Jeudi 15/05/2008
Selon le général Mustapha Antar, directeur de l’Ecole nationale de la santé militaire
La politique du médicament n’est pas encore claire en Algérie
 
 
Par Amina Azoune

La politique du médicament n’est pas encore claire en Algérie, a déclaré le général Mustapha Antar, directeur de l’Ecole nationale de la santé militaire (ENSM), à Aïn Naâdja, à l’ouverture des 5es journées d’hématologie et d’oncologie de l’Hôpital central de l’armée (HCA). Il a relevé qu’il y a une bataille acharnée entre les différents laboratoires pour lesquels le plus important est de vendre le maximum de médicaments.


Le général Antar a affirmé que «l’Algérie demeure un des pays qui consacre le budget le plus important pour les médicaments», ajoutant que les médicaments pour le mal du cancer notamment coûtent cher.
Pour sa part, le commandant Belakhel, président du comité d’organisation de cette journée scientifique, a insisté sur la prise par les malades de neutropéniques fébriles en onco-hématologie suite à une chimiothérapie intensive. Il a estimé que la prise en charge est meilleure depuis l’introduction de certains médicaments qui sont les adjuvants de la chimiothérapie, soulignant dans ce contexte que l’avenir s’annonce prometteur pour la spécialité de l’hématologie. Il a également annoncé qu’au niveau de l’hôpital existe un projet pour développer un grand centre de greffe de moelle, qualifiant cela de grand espoir pour tous les malades qui souffrent d’hémopathie maligne.
Par ailleurs, plusieurs communications liées à la leucémie aiguë sur grossesse et aux anémies carentielles en consultation d’hématologie ont été présentées. «La leucémie aiguë est une hémopathie maligne de pronostic redoutable. Sa survenue au cours de la grossesse rend la prise en charge thérapeutique plus délicate, mettant en jeu le pronostic fœtal et maternel», a expliqué le conférencier.Concernant les anémies, le spécialiste a expliqué qu’elles représentent un réel problème de santé publique. Celles-ci regroupent les anémies par carence en fer, folates et vitamine B12. Néanmoins, la carence en fer est la plus répandue dans le monde, 2,5 milliards de personnes étant concernées, soit un tiers de la population mondiale, particulièrement dans les pays en développement.
Cette manifestation scientifique sous le thème «Les neutropénies fébriles en onco-hématologie, du diagnostic au traitement» a vu la participation de professeurs français, tunisiens et marocains. A. A.

 



   
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