Quand rien ne va plus et que la panne frappe votre esprit, l’escapade s’impose pour se ressourcer et faire redémarrer les moteurs. Ce n’est pas une fuite en avant mais de nouveaux horizons vous ouvrent l’esprit et vous retapent le moral. L’escapade salvatrice, sinon vous risquez à tout moment de jeter l’éponge pour avoir été mis groggy par les frappes de la vie aussi percutantes que l’uppercut d’un Mohamed Ali Cassius Clay ou d’un Georges Foreman. Partir se refaire une santé pour revenir en force et plein d’énergie. Mais de toutes les escapades, celle qui vous redonne des ailes est incontestablement celle qui vous retrempe dans votre enfance et dans les années qui vous ont vus grandir. Revoir ceux qui vous ont procuré du bonheur, même dans les moments les plus difficiles représente une bouffée d’oxygène qui vous redonne du tonus. Il fait très froid dans les Aurès mais la chaleur humaine vous fait oublier la bise de ce début de verdoyant printemps. La chaleur est si présente et si sincère que l’envie de tout laisser tomber et de s’y installer définitivement vous envahit. Le monde rural est de loin différent du monde urbain. Le naturel et l’artificiel, en quelque sorte. Ou si vous voulez, les antipodes. Mais bon, comme tout bonheur est éphémère, je me résigne à ce triste sort qui empêche ce rêve d’être exaucé. Difficilement, je chasse ce naturel pour laisser le champ à l’artificiel de revenir au galop. La vie est ainsi faite et personne n’y peut rien. On ne peut tout avoir. On est obligé de se contenter de ce qu’on a. Mais tant que la vie continue, l’espoir de revenir un jour s’y installer persistera juste pour fuir ce pesant artificiel des grandes agglomérations qui, continuellement, vous incite à faire vos valises pour retourner à ses sources. Je ne vais pas trop m’étaler sur la question, mais ne vous est-il pas arrivé un jour de vouloir rentrer au pays natal, même au crépuscule de votre vie ? Pour l’instant, contentons-nous de répondre à l’appel de l’artificiel. Z. K.
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