Les trois dernières catastrophes naturelles, qui ont endeuillé l’Algérie le 10 novembre 2001, le 21 mai 2003 et les récentes inondations de Ghardaïa, ont-elles été mises à profit pour mettre en évidence le riche potentiel du CRA en termes de mobilisation des volontaires et de diversité des compétences ?
La stratégie du CRA consiste à mieux se préparer à faire face aux catastrophes avec les moyens matériels et humains adéquats, lit-on sur leur site. Cette stratégie en matière de réponse à la catastrophe s’inscrit dans le cadre du dispositif institutionnel mis en place par les autorités concernées. Le plan Orsec permet au CRA de jouer son rôle d’auxiliaire des pouvoirs publics aux côtés de la Protection civile, des services de santé et de la santé militaire.
En plus de la formation en secourisme, qui permet d’accroître à la base le nombre de secouristes sur le terrain, le CRA a prévu la mise en place d’une équipe d’intervention équipée dans chaque comité de wilaya et d’une équipe d’intervention formée et équipée par région. 34 d’entre elles sont opérationnelles, selon toujours le site du CRA.
Rappelons que, chaque année, pas moins de 25 000 volontaires répondent aux appels de solidarité lancés par le CRA, dont l’équipe nationale d’intervention (ENI) a vu le jour au début de l’année 2005. Comme il prévoit de former 2 équipes de réponse aux urgences (ERU) spécialisées dans le domaine de la santé, ainsi que la mise en place de 6 dépôts régionaux avec stocks de désastres. Ce dispositif a été complété en 2006 par l’installation du réseau Radio Télécom qui couvrira l’ensemble du territoire national et permettra aux équipes d’intervention d’être en contact avec le commandement, lit-on toujours sur le site.
D’autre part, le CRA a mis en place, depuis 2001, plusieurs réseaux de volontaires formés dans les domaines du secourisme, du psycho-traumatisme, du rétablissement du lien familial de la communication et de la logistique. Ces différents réseaux, qui fonctionnent d’une manière continue au quotidien, sont automatiquement intégrés au dispositif d’intervention en cas de désastre, rapporte le site du CRA.
En plus de ces stratégies, le CRA, et suite à l’expérience du séisme de Boumerdès, a mis en place, en collaboration avec le ministère de l’Education nationale, un programme de préparation des enfants au séisme, dans les écoles, selon le site Internet de CRA.
Mohammed Zerrouki
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