Le plan Orsec, qui vient d’être réactivé, est la mesure à laquelle il fallait s’y attendre. Selon le chargé de communication de la Protection civile, «tous les moyens humains et matériels sont disponibles actuellement pour la prévention des risques, dont la mise en place de postes médicaux avancés». Cette nouveauté permettra d’«intervenir médicalement là où les hôpitaux n’y peuvent rien», souligne le commandant Achour.
Parallèlement, la logistique matérielle de la Protection civile s’améliore avec l’existence de 2 hélicoptères et l’acquisition prochaine d’autres appareils. Sans oublier le recrutement de 70 000 agents d’ici à 2013. Un nombre appréciable vu que «4 000 à 5 000 agents sont formés chaque année», précise notre interlocuteur.
Sur le plan de la prévention des risques, un rapport de la Protection civile a dressé l’année dernière un inventaire des inondations de 1969 à 2008. Il s’avère qu’«une commune sur trois parmi les 485 est susceptible d’être inondée en partie ou en totalité». C’est que le risque majeur pendant la saison hivernale réside dans les chutes importantes de pluie sous forme de torrents ou de crues qui menacent certaines régions. Le même rapport indique qu’«il n’y a aucune région prémunie». Une menace qu’il faudrait prendre d’ores et déjà au sérieux puisque la catastrophe de Ghardaïa a marqué les esprits. Pour ce faire, «un plan de sauvetage est mis en place et des techniques d’interventions propres à chaque niveau de risque sont assimilées», note le rapport de la direction de la prévention.
Mais le plus important réside dans les processus à suivre dans la prévention des risques et des aléas naturels dont la tâche n’incombe pas uniquement à la Protection civile. D’abord sur le plan de l’information où, face à l’accroissement du risque sismique en Algérie, le plus important est dans la collecte des informations (date des constructions, normes du bâti et degré de menace d’écroulement en cas de séisme ou autres catastrophes naturelles à prévenir). Le rapport est formel là-dessus : «Face à l’accroissement des risques, la prise en compte ne peut se limiter à une approche locale ou sectorielle.» L’approche doit impérativement concerner 5 plans Orsec au lieu d’un seul (national, interwilayas, wilayas, communes et sites sensibles). De plus, la création récente du SIG (système d’informations géographiques) devrait amener à «apprécier le niveau du risque et l’évacuation à temps de la population menacée ou victime de la catastrophe.
Fayçal Abdelghani
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