Le représentant du parquet général près la cour d’Alger a introduit un pourvoi en cassation dans l’affaire de l’expert qui a été jugé et condamné, avant-hier, à quatre ans de prison ferme. Le mis en cause, qui était poursuivi pour appartenance à un groupe armé, travaillait sous les ordres d’Abou El-Walid El-Tounsi et d’Abdelhakim El-Liby. Ces derniers organisaient des prêches à la mosquée El-Salem, dans la capitale syrienne, Damas, pour inciter les jeunes au djihad en Irak. Lors de son passage à la barre, le mis en cause a nié tous les faits qui lui ont été reprochés lors de l’enquête préliminaire, notamment toute participation à des attentats. Il a, par ailleurs, affirmé avoir quitté le territoire national dans le but d’aller travailler en Syrie car les conditions professionnelles n’étaient pas, selon lui, réunies en Algérie, outre le problème de la situation sécuritaire qui ne lui permettait pas, a-t-il estimé, d’exercer en qualité d’expert parce que craignant d’être abattu par des éléments du GSPC.
Le procureur général a requis 12 ans de prison ferme à l’encontre de l’accusé, estimant que les preuves attestant les chefs d’inculpation étaient réunies.
Les avocats de la défense ont sollicité l’acquittement de leur client, arguant que ce dernier ne s’était rendu en Syrie que pour travailler dans le domaine des télécommunications. Ils ont, en outre, sollicité, dans le cas où le procès s’orientait vers une condamnation, l’octroi de circonstances atténuantes. Les avocats de la défense comptent introduire un pourvoi en cassation auprès de la chambre criminelle près la Cour suprême pour demander une révision de la peine prononcée.
A signaler que le mis en cause a exercé depuis 1996 dans le domaine des télécommunications auprès d’Alcatel et d’Ericsson. Il a été arrêté en Libye en 2001 au moment où il s’apprêtait, est-il indiqué, à rencontrer un terroriste libyen, en l’occurrence Abdelhakim El-Liby.
Redouane Hannachi
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