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Exportation : Les entreprises publiques perdent des parts de marché

24 décembre 2019 | 20:45
exportation Lilia Aït Akli


Les entreprises publiques font face à des difficultés dans leurs opérations d’exportation. La logistique constitue l’obstacle numéro un de ces entreprises qui ont pourtant un grand potentiel, mais par manque de flexibilité, elles perdent des parts de marché à l’international.


La thématique a été longuement débattue, ce mardi, lors d’une conférence intitulée « Les entreprises publiques face au défi de l’exportation », organisée en marge de la Foire de la production nationale qui se tient à la Safex d’Alger. En présence des représentants de quelques entreprises publiques, les obstacles qui entravent l’exportation ont été exposés et débattus de manière à trouver des solutions.


Le Groupe industriel des ciments d’Algérie (Gica), qui a relevé le défi en plaçant son produit sur le marché de plusieurs pays et aspire à atteindre d’ici la fin de l’année un volume d’exportation d’un million de tonnes, fait face à des difficultés dans sa démarche d’exportation. La logistique et les frais portuaires, qui sont parmi les plus chers au monde, constituent une contrainte pour ce groupe qui voit grand. Asfirane Azeddine, chef de division partenariat, marketing et communication de Gica, estime que ces contraintes font perdre des parts de marché pour le groupe qui est très compétitif. Soulignant la nécessité d’asseoir une interconnexion entre plusieurs secteurs pour réussir l’exportation, il préconise de s’installer à l’étranger à travers, notamment, l’ouverture de représentations ou en joint-ventures pour vendre mieux. « Il faut se faire connaître et être présents à l’extérieur comme le font les multinationales », a-t-il précisé, soulignant que cette proposition a été faite au niveau du Groupe. Selon lui, une aide de l’Etat est également souhaitée pour mieux réussir l’exportation, prenant l’exemple des entreprises turques très appuyées par les pouvoirs publics dans leur démarche d’exportation. « Si on veut exporter il faut mettre les moyens », affirme-t-il. Le groupe pharmaceutique Saidal a aussi relevé le problème de l’acheminement de la marchandise. Sa chargée de l’export, Louar Lalia, affirme que le groupe exporte uniquement vers les pays desservis par Air Algérie et la CNAN, d’autant que les entreprises publiques doivent travailler uniquement avec ces compagnies nationales.


Cet état de fait fait perdre à Saidal, qui exporte ses produits en Afrique de l’Ouest depuis les années 1990, des parts de marché, d’où son appel à l’ouverture de nouvelles lignes afin d’accéder à de nouveaux marchés. « On choisit toujours un pays qui est desservi par la compagnie nationale », explique-t-elle, affirmant que le groupe compte reprendre en 2020 l’exportation vers certains pays comme la Libye et le Yémen. L’idée de recourir aux cabinets privés spécialisés pour prendre en charge les opérations d’exportations des entreprises publiques ne fait pas l’unanimité. Si pour certains ces entreprises ont les capacités de le faire en interne, d’autres ne sont pas satisfaits des prestations de service de ces « spécialistes ». Par ailleurs, les entreprises aspirant à se déployer à l’étranger doivent aussi doter leurs produits de codes à barres qui facilitent la traçabilité et la fluidité à l’export.

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