Péninsule coréenne

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Pyongyang à Séoul : «Un dialogue avec vous n’aurait pas de sens !»

La Corée du Nord a critiqué la proposition de Séoul qui avait invité La RPDC à entamer des négociations, indiquant qu’un tel dialogue « n’aurait pas de sens » tant que les Etats-Unis et la Corée du Sud poursuivront leurs manœuvres militaires conjointes.


«C’est un stratagème astucieux du gouvernement du Sud visant à masquer sa politique de confrontation et à dissimuler sa responsabilité dans les démarches criminelles qui ont provoqué la crise dans le parc industriel de Kaesong», a déclaré un fonctionnaire nord-coréen cité par l’agence officielle du régime de Pyongyang KCNA. Selon le responsable, les exercices conjoints américano-sud-coréens, qui se poursuivront jusqu’à la fin du mois d’avril, contribuent à l’escalade du conflit. « De quelles négociations peut-on parler dans ces conditions? Un tel dialogue n’aurait pas de sens », a indiqué l’officiel. Début mars, la Corée du Nord a résilié tous les accords de non-agression et de dénucléarisation conclus avec la Corée du Sud. Un mois plus tard, Pyongyang a annoncé son intention de procéder à un tir d’essai d’un missile balistique de portée moyenne Musudan. Vendredi 12 avril, la Corée du Sud s’est déclarée prête à entamer des négociations avec Pyongyang. Par ailleurs, le président nord-coréen Kim Jong-un n’a pas été vu en public ces deux dernières semaines, déclenchant une supposition que la République populaire de la Corée du nord pourrait être tentée de modérer ses menaces de guerre, rapportent dimanche les médias sud-coréens. Le numéro un nord-coréen n’a pas été vu depuis le 1er avril lorsqu’il présidait la session parlementaire annuelle. L’absence de Kim n’est pas considérée comme inhabituelle, mais la disparition actuelle intervient sur fond de regain des tensions dans la péninsule coréenne alors que Pyongyang devrait lancer un missile à moyenne portée.
Une source au sein des services de renseignement sud-coréens a démenti les rumeurs d’un coup d’Etat en préparation à Pyongyang, indiquant que « rien de particulier » n’avait été observé dans l’entourage du jeune dirigeant nord-coréen. D’après une autre source, l’absence de Kim Jong-un constitue une partie d’une « guerre psychologique visant à attirer l’attention de la Corée du Sud et des Etats-Unis ». Le secrétaire d’Etat américain John Kerry, en visite à Séoul, a espéré vendredi que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un ferait finalement le bon choix en faveur de la reprise du dialogue en vue de désamorcer la crise actuelle dans la péninsule coréenne. « Le dialogue est une condition sine qua non de la normalisation de la situation et de la dénucléarisation de la péninsule coréenne », a déclaré M. Kerry lors d’une rencontre avec son homologue sud-coréen, Yun Byung-se, rapporte l’agence Yonhap. Et d’ajouter que l’escalade dans la crise était «inutile et pénalisante» pour la Corée du Nord.                                                                                                                                                                                               
    Djamel Zerrouk

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